Le Royaume-Uni a officialisé l'interception d'un pétrolier lié à la flotte fantôme russe dans la Manche. Les autorités britanniques ont précisé que le navire, dont l'identité n'a pas été divulguée dans l'immédiat, a été arraisonné par des moyens navals. Cette action s'inscrit dans le cadre des efforts occidentaux visant à faire respecter les restrictions commerciales imposées à Moscou depuis le début du conflit en Ukraine.

Le gouvernement de Londres a souligné qu'il s'agissait d'une mesure opérationnelle visant à empêcher la poursuite des exportations de brut russe via des navires non assurés ou aux propriétaires opaques. La flotte fantôme désigne ces bateaux souvent vieillissants, sans assurance adéquate et changeant fréquemment de pavillon, qui permettent à la Russie de contourner le plafonnement du prix du pétrole décrété par le G7 et l'Union européenne.

Cette interception intervient alors que les autorités maritimes multiplient les patrouilles dans les détroits et les zones de transit clés. L'opération a été menée par des bâtiments de la Royal Navy, qui ont procédé à l'inspection et à la saisie de la cargaison. Aucune précision n'a été donnée sur le nombre de membres d'équipage ni sur d'éventuelles interpellations.

L'exécutif britannique a réaffirmé sa détermination à « démanteler les réseaux illicites qui alimentent la machine de guerre russe », selon les termes employés dans un communiqué officiel. Les responsables ont également appelé les alliés à renforcer la coopération pour traquer ces navires, qui représentent un risque environnemental important en raison de leur état souvent dégradé.

L'affaire est suivie de près par les observateurs des sanctions, qui notent que le Royaume-Uni a déjà sanctionné plusieurs dizaines de pétroliers et de courtiers impliqués dans ce commerce parallèle. Cette nouvelle action démontre la montée en puissance des contrôles en mer du Nord et dans la Manche, deux zones de navigation particulièrement denses.