Une demande publique de mise à l'écart
La présidente de la Métropole de Lyon a officiellement demandé la mise en retrait de Jean-Michel Aulas de ses responsabilités exécutives. Cette requête fait suite au dépôt d'une plainte pour viol visant Roman Abreu, qui fut le directeur de campagne de M. Aulas lors des élections municipales. L'ancien dirigeant de l'Olympique Lyonnais est aujourd'hui premier vice-président de la Métropole, où il conserve d'importantes délégations.
Dans sa déclaration, la présidente de la collectivité territoriale a estimé que la situation nécessitait une mise à distance temporaire de M. Aulas dans l'attente des premières conclusions de l'enquête. Elle n'a pas précisé la durée de ce retrait ni les modalités exactes, mais a insisté sur la nécessité de préserver la sérénité des institutions.
Les faits reprochés
Roman Abreu, qui a piloté la campagne victorieuse de Jean-Michel Aulas aux municipales de 2026, est visé par une plainte pour viol déposée par une femme dont l'identité n'a pas été révélée. Les faits dénoncés remonteraient à plusieurs mois. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lyon. M. Abreu n'a, à ce stade, pas été mis en examen et bénéficie de la présomption d'innocence. Joint par nos soins, son avocat n'a pas souhaité faire de commentaire.
Une proximité politique en question
La demande de mise en retrait de la présidente de la Métropole illustre les tensions qui traversent la majorité métropolitaine. Jean-Michel Aulas, figure incontournable du paysage économique et sportif lyonnais, a toujours affirmé sa volonté de ne pas être entravé par cette procédure. Il considère que la plainte vise un ancien collaborateur et non sa propre personne, et estime pouvoir continuer à exercer ses mandats.
Les implications politiques
Cette affaire intervient dans un climat politique local déjà tendu. La présidente de la Métropole, issue d'une sensibilité différente, saisit l'occasion pour marquer une distance avec le groupe d'Aulas. Certains observateurs voient dans cette demande de retrait une manœuvre politique visant à affaiblir l'influence de l'ancien président de l'OL au sein de l'exécutif métropolitain. D'autres, au contraire, y voient une réaction nécessaire face à des accusations graves.
Les réactions et la suite
Du côté de l'entourage de Jean-Michel Aulas, on dénonce une instrumentalisation de la procédure judiciaire. Un proche du vice-président a indiqué que ce dernier n'entendait pas se retirer et qu'il comptait sur la justice pour établir les faits. Aucune date d'audience n'a encore été fixée. L'enquête préliminaire se poursuit. L'affaire pourrait avoir des conséquences sur la gouvernance de la Métropole, notamment lors des prochains votes sur des dossiers sensibles.
La présidente de la Métropole n'a pas souhaité préciser les suites qu'elle entendait donner à sa demande si celle-ci n'était pas suivie d'effet. Une réunion de l'exécutif métropolitain pourrait être convoquée dans les prochains jours pour évoquer la situation.