Une plainte pour viol a été déposée à l’encontre de Roman Abreu, qui fut le directeur de la campagne de Jean-Michel Aulas lors des élections municipales de 2026 à Lyon. L’information, rendue publique jeudi 24 juillet, émane de sources judiciaires concordantes.
Les faits dénoncés se seraient déroulés pendant la période électorale, bien que les dates précises n’aient pas été communiquées. La plaignante, dont l’identité n’a pas été révélée, a déposé sa plainte auprès du parquet de Lyon. Selon des éléments recueillis par les enquêteurs, une enquête préliminaire aurait été ouverte pour faire la lumière sur les accusations.
Pour l’heure, Roman Abreu n’a pas fait de déclaration publique. Son avocat, contacté par plusieurs rédactions, n’a pas souhaité commenter l’affaire en cours. La présomption d’innocence prévaut, comme le rappellent les principes du droit pénal français.
Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais et candidat malheureux à la mairie de Lyon lors du scrutin de 2026, n’a pas réagi directement à cette procédure. Toutefois, son entourage a indiqué que l’homme d’affaires prenait « très au sérieux » les allégations portant sur son ancien collaborateur.
Contexte politique et judiciaire
Cette affaire intervient alors que la vie politique lyonnaise reste marquée par la campagne municipale de 2026. Roman Abreu, qui avait piloté la stratégie électorale de Jean-Michel Aulas, était un proche collaborateur. Sa mise en cause judiciaire pourrait avoir des répercussions sur les équilibres internes de la majorité sortante, même si l’intéressé n’occupe plus de fonction officielle au sein de l’équipe de campagne depuis la défaite de son candidat.
Les investigations en cours devront déterminer la véracité des faits allégués. Le parquet de Lyon n’a pas communiqué d’éléments complémentaires sur l’état d’avancement de l’enquête. Aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade.
La procédure judiciaire étant en cours, les prochaines semaines pourraient être décisives pour connaître les suites réservées à cette plainte. Les observateurs politiques locaux suivent de près ce dossier, qui mêle une personnalité du monde des affaires et du sport à une affaire sensible.
Réactions politiques
Plusieurs figures de la scène lyonnaise ont exprimé leur soutien à la victime présumée tout en appelant au respect de la présomption d’innocence. Aucune déclaration officielle n’a été faite par la mairie de Lyon, ni par les groupes politiques représentés au conseil municipal.
L’affaire devrait être examinée dans les prochains jours par les services du parquet, qui décideront ou non de l’ouverture d’une information judiciaire.