Montant record pour la filière forêt-bois

Lors d’une réunion sur la restauration des forêts, tenue mardi 21 juillet à Paris, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a officialisé le déblocage de 438 millions d’euros. Cette somme doit servir à financer un ensemble de mesures face à la recrudescence des incendies et aux effets du réchauffement climatique. La ministre a précisé que ce plan s’inscrit dans la stratégie nationale de gestion durable des massifs forestiers.

Création d’une structure opérationnelle inédite

Monique Barbut a annoncé la mise en place d’une « start-up d’État » baptisée « France forêt 2100 ». Selon ses déclarations, cet organisme aura pour mission de coordonner les actions de prévention et de régénération des forêts, en mobilisant des experts, des collectivités et des acteurs économiques. Il s’agit, a-t-elle expliqué, d’accélérer la transition du secteur forestier face aux défis climatiques.

Un financement fléché vers plusieurs priorités

L’enveloppe de 438 millions d’euros couvre plusieurs axes : la modernisation des équipements de lutte contre les incendies, le reboisement des zones sinistrées, le développement de la recherche appliquée à la sylviculture, ainsi que le soutien aux entreprises locales de la filière bois. Aucune répartition détaillée par poste n’a été communiquée ce mardi.

Un contexte marqué par des feux de plus en plus intenses

Les dernières saisons estivales ont vu des centaines de milliers d’hectares partir en fumée, notamment dans le sud-est de la France. Les experts estiment que le changement climatique aggrave la fréquence et l’intensité des incendies, menaçant à la fois la biodiversité, la qualité de l’air et l’économie du bois. La ministre a indiqué que le gouvernement entendait anticiper ces risques en renforçant la résilience des forêts.

Des réactions politiques et associatives attendues

Plusieurs organisations environnementales et syndicats forestiers s’étaient inquiétés ces derniers mois du manque de moyens alloués à la protection des massifs. La création de « France forêt 2100 » suscite des interrogations sur sa gouvernance et son efficacité réelle. Monique Barbut a promis que la start-up d’État travaillerait en « transparence totale » avec les acteurs locaux.

Prochaines étapes

Le gouvernement prévoit de présenter un projet de loi-cadre d’ici la fin de l’année pour inscrire ce plan dans la durée. D’ici là, les premières mesures opérationnelles devraient être mises en œuvre dans les régions les plus exposées, avec un appel à projets pour les collectivités volontaires.