Deux marches blanches seront organisées ce samedi en hommage à Louis, l'adolescent de 17 ans mort après une agression à Narbonne. La première se déroulera dans le village de Narbonne, la seconde dans la commune du Tarn où réside un des suspects, rapportent les autorités locales.

Le père de Louis, qui avait déjà exprimé sa colère après la mort de son fils, a renouvelé son appel à ne pas politiser ce drame. Il a notamment dénoncé un « guet-apens » et a réclamé que la justice puisse faire son travail sans pression médiatique ou politique. Dans un message transmis à l'organisation des marches, il a demandé aux participants de respecter la mémoire de son fils et d'éviter tout débordement.

La mère de l'adolescent, de son côté, avait auparavant plaidé pour un durcissement des sanctions pénales applicables aux mineurs délinquants. Elle estimait que la législation actuelle ne protège pas assez les victimes.

Les habitants sous le choc

Dans le petit village du Tarn où vit l'un des cinq suspects mis en examen, la nouvelle a provoqué une onde de choc. Selon plusieurs témoins, les habitants oscillent entre incrédulité et effroi face à la brutalité des faits reprochés. « On ne peut pas imaginer que ça arrive ici », a confié un résident, décrivant une communauté paisible où ce type de violence est inconnu.

Le maire de la localité a également exprimé sa consternation et a appelé au respect de la présomption d'innocence. Il a indiqué que la commune se préparait à accueillir une marche blanche samedi, en coordination avec la préfecture.

Cinq suspects mis en examen

L'enquête, confiée à la police judiciaire, a conduit à la mise en examen de cinq personnes pour tentative d'assassinat. Parmi elles, plusieurs mineurs. Les faits remontent à la nuit du 24 au 25 juin : Louis aurait été attiré dans un guet-apens avant d'être roué de coups. Transporté à l'hôpital dans un état critique, il n'a pas survécu à ses blessures.

Des proches ont affirmé que l'adolescent avait déjà été agressé à deux reprises avant ce drame, une information confirmée par l'entourage familial mais pas encore intégralement par l'enquête.

Appels à l'apaisement

Plusieurs personnalités politiques, dont le préfet de police Laurent Nuñez, ont mis en garde contre une récupération électoraliste de cette affaire par l'extrême droite. Le père de Louis a lui-même condamné toute tentative d'instrumentalisation, insistant sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours.

Les deux marches de ce week-end se veulent avant tout des hommages silencieux et apolitiques, conformément à la volonté des parents. Les organisateurs appellent à une tenue neutre et au respect des consignes des forces de l'ordre.