Nigel Farage a reconnu que l’entrepreneur en cryptomonnaies George Cottrell avait pris en charge les frais de tournage d’une vidéo et lui avait offert l’usage de son domicile, selon des déclarations récentes. Cette admission intervient alors que le chef de Reform UK fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes pour des avantages non déclarés.
Dans des propos rapportés, Farage a confirmé que Cottrell, condamné par le passé pour fraude aux États-Unis, avait réglé la facture d’une production audiovisuelle et mis à disposition son logement. Le leader populiste n’avait jusqu’alors pas mentionné ces prestations dans ses déclarations d’intérêts, ce qui avait suscité des appels à une enquête parlementaire.
Un passé judiciaire trouble
George Cottrell, connu pour ses activités dans les monnaies numériques, avait été reconnu coupable de fraude électronique et de blanchiment d’argent en 2016, avant d’être gracié par le président Donald Trump en 2020. Les liens entre Farage et cet homme d’affaires étaient déjà évoqués dans des signalements transmis à l’agence britannique de lutte contre la criminalité (NCA) au sujet d’un don de 5 millions de livres à Reform UK.
Pression sur les règles de financement
Cette nouvelle reconnaissance relance les critiques sur la transparence du financement politique au Royaume-Uni. Des députés travaillistes ont récemment menacé de se rebeller contre les réformes gouvernementales en la matière, jugées trop timides. L’opposition estime que les mesures proposées ne permettent pas de prévenir les abus, notamment en ce qui concerne les dons et avantages provenant de personnes ayant un casier judiciaire.
Farage, qui a annoncé sa candidature à une élection partielle après avoir quitté son siège de député, n’a pas commenté les implications légales de ses aveux. La NCA n’a pas répondu aux sollicitations sur ce dossier.