Un non-lieu prononcé après plusieurs mois d’enquête
La justice a officiellement clos l’enquête visant Aurore Bergé pour des soupçons de faux témoignage en lien avec le secteur des crèches privées. Le 2 juillet, un juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu en faveur de la ministre, mettant ainsi un terme aux poursuites engagées à son encontre. Informée de cette décision, l’intéressée s’est félicitée d’une « vérité reconnue pleinement », selon des propos rapportés dans un communiqué.
Une procédure ouverte après des déclarations controversées
L’affaire remonte à plusieurs mois, lorsque des accusations de faux témoignage avaient été formulées contre Aurore Bergé. Celle-ci était soupçonnée d’avoir sciemment livré des informations inexactes dans le cadre de son audition par une commission parlementaire consacrée aux conditions d’accueil dans les structures privées de la petite enfance. Les faits dénoncés portaient sur des déclarations qu’elle aurait faites alors qu’elle était encore députée, avant d’entrer au gouvernement.
Une enquête qui n’a pas abouti à une mise en examen
Dès le mois de mai, le parquet avait annoncé avoir clôturé l’information judiciaire sans que la ministre ne soit mise en examen. Cette étape préalable laissait déjà entrevoir une issue favorable pour Aurore Bergé. Le non-lieu prononcé ce jeudi vient confirmer cette orientation : aucun élément suffisant n’a permis d’étayer l’accusation de faux témoignage. Selon des sources proches du dossier, les investigations n’ont pas mis en lumière de contradiction flagrante ni d’intention délibérée de tromper la représentation nationale.
Une réaction immédiate de la ministre
Dans la foulée de l’annonce judiciaire, Aurore Bergé a exprimé sa satisfaction. Dans un message transmis à la presse, elle a estimé que la décision des magistrats « lave son honneur » et confirme qu’elle n’a jamais cherché à altérer la vérité. « Je n’ai jamais menti devant la commission d’enquête, et la justice vient de le reconnaître », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette page est désormais tournée. Son entourage a précisé qu’elle entend se consacrer pleinement à ses missions ministérielles, sans plus de commentaire sur la procédure.
Les implications pour l’enquête plus large sur les crèches
Ce non-lieu clôt la partie de l’enquête concernant la ministre, mais les investigations globales sur les pratiques des crèches privées se poursuivent. Plusieurs structures avaient été épinglées pour des manquements aux normes d’encadrement et de sécurité. La commission d’enquête parlementaire, dont les travaux avaient été à l’origine des soupçons contre Aurore Bergé, avait rendu un rapport accablant sur certaines chaînes de crèches. La ministre, qui avait alors été auditionnée, avait nié toute tentative de dissimulation. Le non-lieu dont elle bénéficie ne remet pas en cause les conclusions générales de cette commission.
Un précédent judiciaire notable
Cette affaire illustre les risques juridiques auxquels s’exposent les personnalités politiques lorsqu’elles sont auditionnées sous serment. Le délit de faux témoignage est passible de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. La relaxe d’Aurore Bergé intervient dans un contexte où plusieurs responsables ont été mis en cause pour des déclarations imprécises devant des commissions d’enquête. Pour la ministre, l’épisode est clos sur le plan judiciaire, même si le débat public sur la régulation des crèches privées reste vif.