La ministre chargée des Relations avec le Parlement, Aurore Bergé, bénéficie d’un non-lieu dans l’enquête visant des soupçons de faux témoignage sur le secteur des crèches privées. La décision judiciaire, rendue ces derniers jours, met un terme à la procédure ouverte à son encontre, sans qu’elle n’ait été mise en examen.

Des faits remontant à 2023

L’affaire trouve son origine dans une commission d’enquête parlementaire sur les crèches privées, lancée à la suite de la publication d’un livre-enquête dénonçant des pratiques jugées contestables dans ce secteur. Aurore Bergé, alors députée et cheffe de file du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, avait été entendue par cette commission. Des associations et des élus de l’opposition avaient estimé que ses déclarations étaient susceptibles de constituer un faux témoignage. Une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Paris.

Une procédure close sans mise en examen

Le 4 mai, le parquet avait annoncé avoir clôturé l’information judiciaire sans que la ministre ne soit mise en examen. La justice a désormais officialisé ce non-lieu. Dans un communiqué, Aurore Bergé s’est dite satisfaite que la vérité soit « reconnue pleinement », estimant que les accusations portées contre elle étaient infondées. Elle a également salué le travail des magistrats et rappelé son attachement à la transparence dans le cadre des travaux parlementaires.

Réactions politiques

Cette décision suscite des réactions contrastées. Dans les rangs de la majorité, plusieurs voix saluent la fin d’une procédure jugée « instrumentalisée » par l’opposition. À gauche, des élus dénoncent une « justice à deux vitesses » et estiment que les questions soulevées par la commission d’enquête sur les crèches privées restent sans réponse. L’opposition réclame toujours davantage de transparence sur le financement et le fonctionnement des structures d’accueil de la petite enfance.

Le contexte plus large

Cette affaire intervient dans un climat de défiance accru envers le secteur des crèches privées, après plusieurs scandales révélés par des enquêtes journalistiques et des rapports d’inspection. Le gouvernement a annoncé une série de mesures visant à renforcer le contrôle et la qualité des services offerts aux familles. Aurore Bergé, qui occupe désormais un poste ministériel, n’est plus directement impliquée dans ce dossier, mais ce non-lieu clôt un chapitre judiciaire personnel pour elle.