Rendez-vous à Christchurch
Le rugby international entame une nouvelle ère. Ce samedi 4 juillet, le XV de France affronte la Nouvelle-Zélande au One New Zealand Stadium de Christchurch pour le tout premier match du Championnat des nations. Cette compétition inédite remplace les traditionnelles tournées estivales et les test-matches automnaux, et oppose les six nations de l’hémisphère nord aux six formations de l’hémisphère sud (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie, Argentine, Japon et Fidji). La rencontre sera diffusée en direct sur TF1 à partir de 9 h 10, heure française.
Un nouveau format biennal
Le Championnat des nations se déroule tous les deux ans, les années paires. Il se compose de deux phases : en juillet, les équipes du Tournoi des Six Nations se rendent chez leurs adversaires du Sud ; en novembre, elles les reçoivent à leur tour. Les six meilleures formations à l’issue de ces confrontations s’affronteront lors de finales prévues à Londres. Pour la France, le programme est chargé : après ce choc face aux All Blacks, les Bleus enchaîneront contre l’Australie à Brisbane, puis contre le Japon à Tokyo.
Un groupe remanié mais ambitieux
Pour ce premier rendez-vous, le sélectionneur Fabien Galthié a procédé à de nombreux changements par rapport à l’équipe qui a remporté le Tournoi des Six Nations. Antoine Dupont, Thomas Ramos et Louis Bielle-Biarrey sont absents, tout comme les finalistes du Top 14 issus de Toulouse et de Montpellier. Le capitaine désigné pour le déplacement est le demi de mêlée Maxime Lucu. Malgré ces absences, Galthié se montre confiant : « Nous avons tout à gagner. On se prépare depuis trois semaines avec passion, avec envie. Il nous reste maintenant à jouer », a-t-il expliqué en conférence de presse. Il a également souligné que, selon lui, « quatre titulaires du Tournoi des six nations » figurent dans le groupe retenu.
Le XV de départ
Le staff tricolore a dévoilé la composition suivante pour affronter la Nouvelle-Zélande : Spring – Penaud, Brau-Boirie, Moefana, Attissogbe – (o) Jalibert, (m) Lucu (cap.) – Jegou, Gazzotti, Bochaton – Staniforth, Auradou – Bamba, Lamothe, Poirot. Un mélange d’expérience et de jeunesse, dans un contexte où la moindre erreur pourrait se payer cher face aux All Blacks.
Préparation et état d’esprit
Depuis trois semaines, le groupe France s’est préparé spécifiquement pour ce premier déplacement en Nouvelle-Zélande. Malgré un effectif largement renouvelé, le staff technique mise sur la cohésion et l’envie de bien débuter la compétition. Le sélectionneur a insisté sur le fait que l’équipe alignée « n’est pas la meilleure équipe de France, mais la meilleure équipe du moment », sous-entendant que les performances en club et les disponibilités ont dicté les choix.
Un enjeu de taille
Le Championnat des nations a été conçu pour donner une véritable compétition aux confrontations inter-hémisphères, jusqu’ici cantonnées à des tests amicaux. Chaque équipe dispute trois matches en déplacement en juillet, puis trois à domicile en novembre. Les finales, qui opposeront les meilleures nations du Nord et du Sud, se tiendront à Londres. L’enjeu est double : un premier trophée est décerné à l’issue de la phase régulière, un second à l’issue des finales. Ce samedi, les Bleus ont l’occasion de lancer leur campagne sur une note positive face au prestigieux adversaire néo-zélandais.