L’ancien secrétaire américain aux Transports Pete Buttigieg a révélé que sa famille avait été visée par un signalement anonyme infondé, entraînant l’intervention de la police et des services de protection de l’enfance (CPS) à son domicile. Dans un billet publié sur sa plateforme Substack et titré « Une chose terrible est arrivée à ma famille », il décrit avoir été séparé de ses deux enfants, des jumeaux âgés de quatre ans, pendant près d’une journée entière.
Selon son récit, les autorités ont exigé que les enfants soient interrogés séparément par les services sociaux, tandis que lui-même et son époux, Chasten Buttigieg, étaient tenus à l’écart. Pete Buttigieg, qui a servi dans l’armée et occupé des fonctions gouvernementales, a qualifié cette épreuve de « plus laide chose » qu’il ait connue depuis le début de sa carrière publique, ajoutant qu’elle surpasse en violence les attaques politiques, les menaces de mort et même les tirs de roquettes qu’il a vécus en zone de guerre.
Des vérifications concluent à une fausse accusation
Une porte-parole de la police d’État du Michigan a confirmé que l’enquête conjointe avec le CPS avait conclu que le signalement était dépourvu de fondement. Dans un communiqué, elle a souligné que « les faux signalements sont dangereux » sans fournir de détails sur l’origine de la dénonciation anonyme. Aucune poursuite n’a été annoncée à ce stade.
Un contexte politique et personnel sensible
Pete Buttigieg, figure montante du Parti démocrate et potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2028, a noté que l’incident survient peu après la publication de photos familiales pour la fête des Pères et pendant le mois des fiertés (Pride Month). Ancien candidat à la primaire présidentielle de 2020, il est régulièrement la cible d’attaques liées à son orientation sexuelle, étant le premier secrétaire de cabinet ouvertement homosexuel de l’histoire des États-Unis.
L’affaire relance le débat sur les pratiques de « swatting » – des appels d’urgence frauduleux visant à déclencher des interventions policières massives au domicile de personnalités. Bien que les autorités n’aient pas qualifié formellement cet incident de swatting, la méthode correspond à ce type de piège, souvent utilisé contre des responsables publics ou des militants.
Aucune réaction officielle de la Maison-Blanche
À ce jour, ni l’administration Trump ni les responsables démocrates n’ont commenté publiquement l’affaire. Pete Buttigieg n’a pas annoncé de mesures juridiques, mais son témoignage a suscité de nombreuses réactions de soutien sur les réseaux sociaux. Le Bureau des services de protection de l’enfance du Michigan n’a pas répondu aux demandes d’information complémentaires.