Les pourparlers de haut niveau entre les États-Unis et l'Iran, qui se sont tenus en Suisse durant le week-end, ont abouti à un accord sur une feuille de route commune visant à conclure un accord définitif dans un délai de soixante jours, ont annoncé les médiateurs. Les discussions, qui se sont déroulées dans la station balnéaire de Burgenstock, ont réuni le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf à la tête de leurs délégations respectives.
Un mécanisme de négociation technique
Selon les déclarations des médiateurs pakistanais et qatari, les négociateurs ont établi une « feuille de route pour parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours ». Des discussions techniques doivent se poursuivre tout au long de la semaine dans la même localité suisse. Les médiateurs ont salué les progrès réalisés, notamment la mise en place d'un mécanisme de négociation technique. Un canal de contact a été créé pour « éviter les incidents et les erreurs de communication » concernant le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport pétrolier.
Une cellule de déconfliction pour le Liban
Les parties ont également convenu de la création d'une « cellule de déconfliction » réunissant les autorités américaines, iraniennes et libanaises, afin d'empêcher une reprise des combats au Liban. Les médiateurs ont qualifié les échanges de « constructifs » et ont souligné l'engagement des deux camps à poursuivre les discussions. Les groupes de travail formés par les négociateurs doivent entamer leurs travaux immédiatement, même si le format exact des futures réunions reste à définir.
Un contexte de conflit prolongé
Ces pourparlers interviennent après plus de cent jours de conflit entre les États-Unis et l'Iran. Un accord préliminaire, conclu la semaine précédente, avait déjà fixé un cadre de négociation de deux mois. Les discussions en Suisse constituent la première rencontre de haut niveau entre les deux pays depuis le début des hostilités.
Les médiateurs ont indiqué que des « progrès encourageants » avaient été accomplis, tout en reconnaissant que beaucoup de travail reste à faire. La question du détroit d'Ormuz, que l'Iran avait déclaré fermé, et la situation au Liban figurent parmi les principaux points d'achoppement. Les délégations doivent maintenant traduire ces engagements en mesures concrètes lors des discussions techniques à venir.