Une nouvelle phase dans les négociations
Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ont connu une avancée procédurale significative. Les deux parties ont décidé de créer deux groupes de travail spécialisés, selon des informations concordantes. Le premier groupe sera chargé des questions nucléaires, le second des sanctions économiques. Cette structuration vise à aborder séparément les dossiers les plus sensibles, après plusieurs semaines de discussions indirectes.
Le dossier nucléaire au cœur des préoccupations
Le groupe de travail sur le nucléaire aura pour mission d’examiner les paramètres d’un éventuel accord sur le programme d’enrichissement d’uranium iranien. Téhéran a récemment proposé de diluer ses stocks d’uranium enrichi, une offre qui pourrait servir de base aux discussions. La question des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) reste toutefois en suspens. Les autorités iraniennes ont indiqué qu’elles ne prévoyaient pas de laisser l’agence onusienne inspecter leurs sites ayant été bombardés par Israël et les États-Unis.
La levée des sanctions comme contrepartie
Le second groupe de travail se concentrera sur l’allègement des sanctions américaines qui pèsent sur l’économie iranienne. Washington a conditionné tout assouplissement à des garanties vérifiables sur l’absence de militarisation du programme nucléaire. Les négociateurs iraniens ont insisté sur la nécessité d’obtenir des concessions rapides sur ce point, évoquant des « belles réussites » obtenues dans les échanges préliminaires, selon des sources proches des discussions.
Le contexte de la trêve et du détroit d’Ormuz
Ces négociations s’inscrivent dans le cadre plus large de l’accord de trêve annoncé entre les deux pays mi-juin. Cet accord prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique. Un négociateur iranien s’est félicité que son pays administrera le détroit à l’issue du conflit, une affirmation qui reste à clarifier dans le détail.
Des divergences persistantes
Malgré cette avancée procédurale, des points de friction majeurs subsistent. L’Iran refuse toujours d’autoriser l’AIEA à inspecter les sites endommagés par les frappes israéliennes et américaines, ce qui constitue un obstacle potentiel à tout accord de vérification. Les États-Unis, de leur côté, réclament des mesures de transparence complètes avant d’envisager un allègement significatif des sanctions.