Mirra Andreeva a inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros. Samedi 6 juin, la Russe de 19 ans a remporté la finale du tournoi parisien en battant la Polonaise Maja Chwalinska en deux manches (6-3, 6-2). Ce succès lui offre son premier titre du Grand Chelem et fait d'elle la plus jeune vainqueure sur la terre battue parisienne depuis 34 ans.
Une finale maîtrisée
Face à une adversaire qui avait réalisé un parcours exceptionnel en sortant des qualifications, Andreeva n'a laissé que peu de marge à Chwalinska. La Russe a immédiatement imposé son rythme, breakant d'entrée pour mener 2-0. Si la Polonaise est parvenue à recoller à 3-3, Andreeva a accéléré en fin de première manche pour la remporter 6-3. Le deuxième set a été plus unilatéral : la Russe a breaké d'entrée et n'a jamais relâché son étreinte, s'imposant 6-2 en à peine plus d'une heure de jeu.
Un record de précocité
En soulevant le trophée à 19 ans, Andreeva devient la plus jeune joueuse à remporter Roland-Garros depuis la victoire de Monica Seles en 1992. Elle succède au palmarès à Iga Swiatek et confirme les espoirs placés en elle depuis ses premiers exploits sur le circuit. La Russe avait déjà atteint les demi-finales de Roland-Garros en 2024, à seulement 17 ans, et les demi-finales de l'Open d'Australie en 2025.
La confirmation d'un talent précoce
Révélée au grand public lors de son parcours à Roland-Garros en 2024, Mirra Andreeva n'aura mis que deux ans pour passer du statut de prodige à celui de lauréate en Grand Chelem. Entraînée par Conchita Martínez, elle a constamment progressé au classement WTA pour atteindre le top 10 cette saison. Son jeu varié, sa solidité mentale et sa capacité à élever son niveau dans les moments importants ont fait d'elle une adversaire redoutable sur terre battue.
Le parcours de l'outsider polonaise
Maja Chwalinska, 23 ans, 131e mondiale, n'a pas à rougir de sa défaite. Issue des qualifications, elle était devenue la première joueuse de l'histoire à atteindre la finale de Roland-Garros après être passée par les trois tours qualificatifs. Elle avait notamment écarté plusieurs têtes de série, dont la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka au troisième tour. Son jeu puissant et sa combativité ont séduit le public parisien. Malgré la défaite, elle intégrera le top 50 à l'issue du tournoi.
Un triomphe russe à Paris
Cette victoire marque le retour d'une Russe au sommet de Roland-Garros depuis le sacre de Maria Sharapova en 2014. Andreeva, qui arbore un jeu tout en puissance et en toucher, rappelle par certains aspects la grande championne. La jeune joueuse, née à Krasnoïarsk, s'impose comme la nouvelle figure de proue du tennis féminin russe, dans un contexte où les joueuses russes et biélorusses sont autorisées à participer aux tournois du Grand Chelem sous bannière neutre.