Mirra Andreeva en finale porte-drapeau
La jeune Russe Mirra Andreeva, 19 ans, a composté jeudi 4 juin son billet pour la finale du tournoi de Roland-Garros en écartant l’Ukrainienne Marta Kostyuk en deux manches (6-1, 6-3) au terme d’un match maîtrisé de bout en bout. Elle disputera samedi le premier titre majeur de sa carrière, face à sa compatriote Diana Shnaider ou à la Polonaise Maja Chwalinska, issue des qualifications.
Un scénario sans appel
Sur le court central, Andreeva n’a laissé que des miettes à son adversaire, pourtant invaincue sur ocre depuis le début de saison. Kostyuk, 15e tête de série, alignait 17 succès consécutifs sur terre battue avant cette demi-finale, dont une victoire en finale du tournoi de Madrid face à la même Andreeva. Mais jeudi, l’Ukrainienne a rapidement montré des signes de fébrilité : deux doubles fautes et deux fautes directes lors du premier jeu de service lui ont coûté sa mise en jeu.
Menée 0-40 dans le jeu d’engagement suivant, Andreeva a su retourner la situation grâce à un jeu défensif solide et aux prises de risques mal calculées de son adversaire. La Russe a ensuite dicté les échanges, remportant la première manche en 34 minutes. Dans la deuxième, Kostyuk a sauvé une balle de break d’entrée mais n’a pu empêcher Andreeva de creuser l’écart (4-1). L’Ukrainienne a brièvement recollé en breakant à son tour, avant de céder de nouveau son engagement, sur un jeu blanc. Andreeva a conclu sur son service après 1 heure et 16 minutes de jeu, portant à 34 le total des fautes directes de son adversaire.
Des retrouvailles sous tension
Interrogée au micro après sa victoire, Andreeva a confié avoir abordé la rencontre avec beaucoup de nervosité. « Je suis encore très, très nerveuse. Je l’étais avant ce match », a-t-elle déclaré. Satisfaite de sa performance, elle a expliqué avoir cherché à prendre sa revanche de la finale perdue à Madrid : « Elle a réalisé une saison incroyable. C’est une joueuse formidable, une adversaire très coriace. Je suis ravie de la façon dont j’ai joué et d’avoir pris ma revanche de la finale de Madrid. Je suis heureuse d’être en finale pour la première fois de ma vie en Grand Chelem. Je n’ai jamais rien ressenti de tel. »
Kostyuk, 15e tête de série, quitte le tournoi parisien sur une défaite après avoir impressionné depuis le début de la quinzaine, notamment en surmontant des distractions liées à l’actualité de son pays, qu’elle avait évoquées les larmes aux yeux après un tour précédent.
Déjà une habituée des derniers carrés
Andreeva, classée 8e mondiale, était la seule des quatre demi-finalistes à avoir déjà goûté à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand Chelem : elle avait été battue en demi-finale de Roland-Garros par l’Italienne Jasmine Paolini en 2024. Cette expérience semble avoir porté ses fruits. « Je suis nerveuse mais en même temps très impatiente », a-t-elle ajouté à propos de la perspective de sa première finale majeure.
La deuxième demi-finale, qui oppose la Russe Diana Shnaider à la qualifiée polonaise Maja Chwalinska, se déroule dans la foulée pour déterminer l’adversaire d’Andreeva en finale, prévue samedi.