Une qualification arrachée sous tension

Mirra Andreeva a composté son billet pour le dernier carré de Roland-Garros en dominant Anna Kalinskaya 6-1, 1-6, 6-4, mercredi, au terme d'un quart de finale à rebondissements. Le scénario, marqué par une météo capricieuse et une blessure de son adversaire, reflète la densité d'un tournoi où la jeune Russe poursuit sa percée.

La première manche n'a laissé planer aucun doute : Andreeva a imposé sa cadence, breakant Kalinskaya dès l'entame pour s'adjuger le set 6-1 en moins de trente minutes. Sa puissance dans les échanges et sa mobilité sur la terre battue parisienne ont rapidement désarçonné son adversaire.

Mais l'écroulement de Kalinskaya, exsangue après plusieurs longs points, a coïncidé avec une interruption due à la pluie. Revenue sur le court, la Russe a recouvré ses sensations, convertissant quatre breaks pour infliger un implacable 6-1 à la tête de série n°3. Andreeva, dépassée par les variations et la justesse de sa rivale, a semblé perdre pied.

Un dernier set sous l'emprise de la douleur

Kalinskaya a tenu son break d'entrée dans le troisième set mais a rapidement souffert du genou gauche. Malgré un temps mort médical et des soins, elle n'a plus été en mesure de défendre ses appuis. Andreeva en a profité pour recoller puis creuser l'écart, s'offrant finalement le gain du match sur son service.

« C'était très difficile mentalement, a confié la Russe après la rencontre. Je suis juste contente de m'en être sortie. » La jeune femme de 19 ans a su gérer la nervosité des moments clés, un secteur dans lequel elle a souvent montré des faiblesses par le passé.

Un duel attendu face à Marta Kostyuk

Andreeva défiera vendredi l'Ukrainienne Marta Kostyuk, tombeuse de Elena Rybakina en quarts. Les deux joueuses se connaissent bien pour s'être affrontées sur le circuit, mais jamais dans un tel contexte. Kostyuk, solide et régulière dans la durée, se présente comme un obstacle de taille pour Andreeva, plus inconstante mais capable d'accélérations dévastatrices.

L'enjeu est de taille : une place en finale d'un Grand Chelem. Pour Andreeva, ce serait une première après avoir atteint les quarts à Melbourne en janvier dernier. Pour Kostyuk, ce serait la confirmation d'une progression constante. Le duel promet d'être intense.