Serena Williams effectuera cette semaine son retour sur le circuit professionnel à l'occasion du tournoi du Queen's Club, à Londres. Pour sa première compétition depuis 2022, l'ancienne numéro un mondiale alignée en double aux côtés de la jeune Canadienne Victoria Mboko, âgée de 19 ans. Interrogée sur ses ambitions, l'Américaine de 44 ans a toutefois minimisé l'importance de la victoire, affirmant que son seul objectif est de prendre du plaisir.
« Je n'ai pas besoin de gagner. J'ai déjà gagné plus que la plupart des gens dans leur vie entière, donc pour moi ce n'est pas important », a-t-elle déclaré. « Ce qui compte, c'est que je continue... » a-t-elle ajouté, sans terminer sa phrase, laissant entendre que la motivation première est le simple fait de rejouer.
Retour progressif et avenir incertain
La championne aux 23 titres du Grand Chelem a précisé que son programme immédiat se limite au double. Outre le Queen's Club, elle s'est engagée à disputer le tournoi de Berlin dans la même discipline. Au-delà, rien n'est arrêté. Interrogée sur un éventuel retour en simple, elle a répondu : « Je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Pour l'instant, non. »
Les réunions concernant l'attribution des premières wild cards pour Wimbledon débuteront prochainement. Williams n'a pas confirmé si elle solliciterait une invitation pour le tournoi londonien, que ce soit en simple ou en double.
« Je n'ai rien à prouver »
Williams a insisté sur le caractère décontracté de ce retour. « Il n'y a pas de pression. Je n'ai rien à prouver, tout n'est que gain », a-t-elle expliqué. Mère de deux filles nées en 2017 et 2023, elle a également confié : « C'est juste m'amuser. »
Ce retour surprend par sa soudaineté, après près de quatre ans sans compétition officielle. La dernière apparition de Williams sur le circuit remontait à l'US Open 2022, où elle avait disputé son dernier match en simple avant d'annoncer une « évolution » de sa carrière, sans jamais prononcer le mot retraite.
Un niveau à retrouver
Interrogée sur son niveau de jeu actuel, la championne a reconnu qu'elle « a probablement besoin de s'entraîner un peu plus » si elle envisageait un retour en simple. « Mais pour le double, ça va », a-t-elle ajouté avec un sourire.
Sa partenaire, Victoria Mboko, fait partie des espoirs du tennis canadien. Leur association au Queen's Club suscite déjà la curiosité, les observateurs s'interrogeant sur la dynamique qui s'établira entre l'icône du tennis et la jeune joueuse en pleine ascension.
Héritage et émotion
Williams, qui a dominé le tennis féminin pendant plus de deux décennies, a conclu sur une note empreinte de sagesse : « J'ai déjà tout accompli. Tout ce qui vient maintenant, c'est du bonus. »
Le tournoi du Queen's Club, traditionnellement disputé sur gazon, constitue une préparation idéale pour Wimbledon. Si Williams décidait de pousser plus loin son retour, le Grand Chelem londonien pourrait être une étape naturelle. Mais pour l'heure, la légende américaine assure ne vouloir « rien planifier ».