Alors qu'une canicule sévère frappe une large partie du territoire français, la gestion de la crise par le ministère de l'Éducation nationale suscite une vive controverse. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, a vivement critiqué l'attitude du ministre de l'Éducation nationale, qu'elle accuse d'« irresponsabilité ».
Dans une intervention publique, la représentante syndicale a déclaré : « Il y a une forme d'irresponsabilité de la part du ministre de l'Éducation nationale ». Elle dénonce une absence de pilotage central suffisamment réactif et coordonné, alors que le pays fait face à des températures exceptionnelles.
Ce lundi, 845 écoles et collèges ont été contraints de fermer leurs portes, tandis que près de 1 800 établissements ont dû adapter leurs horaires pour faire face à la chaleur. Ces mesures, prises localement, reflètent selon le syndicat une improvisation dommageable pour l'organisation des familles et la sécurité des personnels et élèves.
Sophie Vénétitay a souligné que le ministère aurait dû anticiper plus en amont, en mettant en place un cadre national clair. Elle a estimé que les décisions prises trop tardivement placent les chefs d'établissement et les collectivités territoriales dans une situation délicate.
« Les enseignants et les personnels sont contraints de s'adapter dans l'urgence, sans directives nationales suffisamment précises », a-t-elle ajouté, regrettant que le dialogue social n'ait pas été renforcé en amont de cet épisode caniculaire.
Plusieurs organisations syndicales avaient pourtant alerté le ministère en amont, appelant à la mise en place d'un protocole sanitaire spécifique pour les fortes chaleurs. Ce lundi, alors que les températures dépassent par endroits les 40 degrés, avec 35 départements placés en vigilance rouge, les critiques se multiplient.
Du côté du ministère, on rappelle que la gestion des établissements scolaires en période de canicule relève d'une décision locale, en fonction des conditions climatiques et des infrastructures. La rue de Grenelle avait déjà ouvert la possibilité, en fin de semaine dernière, pour les parents de garder leurs enfants, mais sans généraliser la fermeture.
Cette position est jugée insuffisante par Sophie Vénétitay, qui appelle à « une responsabilité pleine et entière de l'État » pour assurer la protection des plus jeunes. Elle a également réclamé une évaluation des moyens matériels (climatisation, rafraîchissement, points d'eau) mis à disposition des établissements.
Alors que l'épisode caniculaire devrait se poursuivre dans les prochains jours, la question de l'adaptation du système éducatif aux vagues de chaleur reste posée avec acuité.