Face à la vague de chaleur qui traverse le pays, le ministre de l’Éducation nationale a apporté une précision sur l’organisation scolaire du début de semaine. Il a affirmé que « ceux qui souhaitent garder leurs enfants lundi le peuvent ». Cette déclaration intervient alors que de nombreux départements sont placés en vigilance orange canicule, avec des températures qui pourraient atteindre 40 °C par endroits.

Le ministre a rappelé le cadre en vigueur : la fermeture des écoles n’est pas décidée au niveau national. C’est aux autorités locales — maires, préfets — qu’il revient d’apprécier la situation et, le cas échéant, de prononcer la fermeture d’un établissement ou d’un groupe scolaire. Cette responsabilité s’exerce en fonction des conditions locales et des recommandations des services météorologiques.

Pas de consigne nationale

Cette nouvelle communication du ministère ne constitue pas un changement de doctrine. Depuis plusieurs semaines, face à des épisodes de forte chaleur récurrents, l’administration centrale écarte l’idée d’une fermeture généralisée des écoles sur l’ensemble du territoire. Le principe de subsidiarité reste la règle : chaque situation est évaluée localement.

En pratique, les parents qui choisiraient de ne pas envoyer leurs enfants à l’école lundi peuvent le faire sans avoir à fournir de motif médical. Le ministre a toutefois insisté sur le fait que cette flexibilité ne remet pas en cause le fonctionnement normal des établissements qui restent ouverts. Les équipes éducatives sont invitées à adapter les activités pour limiter l’exposition des élèves à la chaleur.

Des températures attendues jusqu’à 40 °C

L’épisode caniculaire en cours concerne une large partie du pays. Selon les prévisions, les températures maximales devraient grimper jusqu’à 40 °C dans plusieurs régions lundi. Les services de l’État ont activé des mesures de prévention, notamment dans les écoles et les crèches, où les enfants sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs.

Le ministère recommande aux directeurs d’école et aux maires de veiller à l’hydratation des enfants, à l’organisation d’activités à l’intérieur ou à l’ombre, et à l’adaptation des horaires si nécessaire. En cas de fermeture d’un établissement, les familles doivent être informées directement par la mairie ou par l’école.

Un message destiné à rassurer les parents

Cette annonce intervient dans un contexte d’interrogations croissantes chez les parents sur la marche à suivre. En précisant que la garde des enfants est possible sans formalité, le ministre souhaite éviter des départs précipités ou des absences non justifiées. Il s’agit aussi de lever toute ambiguïté sur le caractère exceptionnel de la situation.

Les syndicats enseignants avaient réclamé une clarification du dispositif, alors que plusieurs épisodes de chaleur se sont succédé ces dernières semaines. Certains représentants du personnel estiment que les moyens matériels — ventilateurs, fontaines à eau, stores — ne sont pas suffisants dans toutes les écoles.

Un cadre qui reste inchangé

Le ministère de l’Éducation nationale insiste sur le fait que les règles actuelles suffisent à faire face à ces situations. La décision de fermer une classe ou une école relève du maire ou du préfet, après avis de la direction académique. En l’absence de fermeture officielle, l’établissement continue d’accueillir les élèves dans des conditions adaptées.

Les parents qui souhaitent garder leur enfant chez eux sont invités à en informer l’école, sans avoir à justifier leur choix. Cette disposition vaut pour lundi, mais pourrait être renouvelée si les températures restent très élevées les jours suivants.

Alors que la canicule devrait persister au moins jusqu’en milieu de semaine, le ministère se dit prêt à ajuster les consignes si la situation l’exige. En attendant, l’appel à la responsabilité individuelle et locale est le maître mot.