Alors que 53 départements sont placés en vigilance orange canicule par Météo-France, les interrogations sur le maintien ou la fermeture des écoles se multiplient. Interrogé sur le sujet, le ministre délégué à l'Éducation, Édouard Geffray, a apporté une réponse sans ambiguïté : les décisions sont prises au plus près du terrain.

« Par définition, nous avons une appréciation locale », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les maires et les directeurs d’établissement sont les mieux placés pour évaluer les conditions concrètes dans chaque école. Aucune directive nationale de fermeture systématique n’est donc à l’ordre du jour, le ministère privilégiant une adaptation au cas par cas en fonction des températures effectivement relevées dans les salles de classe et des capacités des bâtiments à offrir des conditions acceptables.

Cette position s’inscrit dans la continuité de la doctrine déjà exposée ces dernières semaines. Le ministère avait précédemment écarté l’hypothèse d’une fermeture généralisée des écoles lors des précédents épisodes de forte chaleur, renvoyant aux préfets et aux maires la responsabilité d’adapter le fonctionnement des établissements. Le gouvernement maintient donc une ligne constante : pas de mesure nationale, mais des décisions de proximité.

53 départements en vigilance orange

La canicule qui s’installe sur une large moitié sud du pays place les autorités en alerte. Les températures devraient atteindre des pointes jusqu’à 40 degrés Celsius dans plusieurs régions, ce qui a conduit au déclenchement de la vigilance orange. Dans ce contexte, de nombreuses communes pourraient être amenées à prendre des mesures spécifiques pour protéger les élèves, qu’il s’agisse d’aménagements d’horaires, de dédoublement des classes ou, dans les cas les plus extrêmes, de fermeture temporaire.

Le ministre a toutefois rappelé que l’objectif reste d’assurer la continuité pédagogique et la sécurité des enfants. Les familles sont invitées à se renseigner directement auprès de leur mairie ou de leur école pour connaître les dispositions applicables localement.

Pas de consigne nationale, mais un accompagnement

Contrairement à ce que certains élus ou syndicats d’enseignants ont pu réclamer, le gouvernement ne prévoit pas de seuil thermique national déclenchant automatiquement la fermeture des établissements. Cette approche est justifiée, selon le ministère, par la grande disparité des situations. Un même seuil de température peut avoir des conséquences très différentes selon la vétusté des locaux, la présence ou non de climatisation, ou encore l’âge des enfants.

Le ministère de l’Éducation nationale met à disposition des académies et des collectivités des guides de bonnes pratiques, mais la décision finale revient in fine aux autorités locales. « Ce n’est pas parce qu’il fait 38 degrés dans une ville que la situation est la même partout », a souligné Édouard Geffray, insistant sur la nécessité de s’adapter en fonction des réalités de chaque territoire.

Un débat qui revient chaque été

Cette question de la fermeture des écoles pendant les vagues de chaleur refait surface régulièrement depuis plusieurs années, à mesure que les épisodes caniculaires se multiplient et s’intensifient. Si des voix s’élèvent pour demander des règles nationales plus claires, le gouvernement persiste à faire confiance au dialogue local. La question devrait de nouveau être abordée lors des prochaines réunions interministérielles consacrées aux conséquences du réchauffement climatique sur l’organisation scolaire.

En attendant, les parents d’élèves sont invités à suivre les consignes diffusées par leur commune et à anticiper de possibles aménagements en fonction de l’évolution des températures annoncée dans les prochains jours.