À l’approche des premières étapes de montagne décisives, Paul Seixas confirme les attaces placées en lui. Le jeune Français, qui fête cette année son premier Tour de France, pointe à la sixième place du classement général avant de s’attaquer aux pentes de l’Aspin, du Tourmalet et de Gavarnie-Gèdre ce jeudi 9 juillet. Une performance qui ne passe pas inaperçue chez les acteurs du cyclisme et au-delà.

Un intérêt commercial en forte hausse L’impact de Seixas dépasse largement le cadre sportif. Selon Patrick Maitrot, responsable de la publicité et des partenariats chez Warner Bros Discovery Europe, propriétaire de la chaîne Eurosport, l’« effet Seixas » se mesure par une multiplication des sollicitations d’annonceurs français. Il évoque un « record historique » d’audience pour le Tour du Pays basque, remporté par le prodige en avril, une audience qualifiée de « proche de celle d’un grand Tour ». Du côté de France Télévisions, qui diffuse également la Grande Boucle, l’enthousiasme se traduit par l’arrivée de deux nouveaux partenaires majeurs : la SNCF et Airbnb.

Un phénomène médiatique et populaire L’engouement dépasse les seuls cercles sportifs. Des pancartes aperçues lors des derniers championnats d’Europe en Ardèche, telles que « Seixas, c’est mieux que le sexe », témoignent d’un attachement populaire rare pour un coureur aussi jeune. À 19 ans, Paul Seixas est devenu le plus jeune participant au Tour depuis 1937, un record qui amplifie l’attention médiatique. Les réseaux sociaux et la presse française suivent chacun de ses mouvements, ravivant l’espoir d’une victoire française sur le Tour, qui n’est plus arrivée depuis Bernard Hinault en 1985.

Les montagnes pour juge Le véritable test pour Seixas commence ce jeudi avec les cols pyrénéens. L’Aspin, le Tourmalet et l’arrivée à Gavarnie-Gèdre constituent un enchaînement redoutable pour un néophyte. Les observateurs jugeront sa capacité à tenir le rythme des favoris. Pour l’instant, sa sixième place au général prouve une régularité et une intelligence de course remarquables, lui qui avait déjà impressionné en remportant le Tour du Pays basque au printemps. Son équipe, qui avait levé tout doute sur sa participation avant le départ de Barcelone, mise sur une gestion prudente des efforts.

Un avenir déjà convoité Au-delà de ce Tour, l’avenir de Paul Seixas suscite des convoitises. Les plus grandes formations du peloton suivent de près sa progression, tandis que les marques se disputent son image. Le phénomène dépasse le simple cadre sportif pour devenir un véritable cas d’école marketing. Si le chemin vers le podium final est encore long, le jeune coureur a déjà gagné son pari : exister dans un Tour où le succès d’étape du Néerlandais Olav Kooij a également marqué les esprits. Mais c’est bien Seixas qui, pour l’instant, capte l’essentiel des projecteurs.