Le président des États-Unis, Donald Trump, a choisi le cadre grandiose du Mont Rushmore pour lancer, vendredi 3 juillet 2026, les festivités du 250e anniversaire de l’indépendance du pays. Devant les visages sculptés de quatre présidents américains, il a prononcé un discours résolument patriotique, où la célébration de la puissance nationale s’est accompagnée d’une vive alerte contre ce qu’il a qualifié de « nouvelle offensive » menée par des « radicaux » et des « extrémistes » visant à saper les fondements de la nation.
Un message politique aux accents de campagne
Dans son intervention, le locataire de la Maison-Blanche a évoqué le « miracle américain » et multiplié les références à la grandeur du pays. Mais il a surtout agité le spectre d'une « résurgence de la menace communiste » sur le territoire américain, une rhétorique qu'il utilise de manière récurrente depuis plusieurs semaines. Selon des informations concordantes, cette thématique intervient alors que plusieurs candidats de l'aile gauche du Parti démocrate ont enregistré des succès lors des primaires. Donald Trump a également dénoncé, sans les nommer, ceux qui « cherchent à effacer l'histoire américaine » et à faire perdre au pays son « esprit américain ».
Ce discours s'inscrit dans une stratégie politique visant à mobiliser l'électorat conservateur à quelques mois des élections de mi-mandat de novembre 2026, alors que les républicains redoutent de perdre leur majorité au Congrès. Il a promis que le 4-Juillet serait marqué par un grand meeting sur le National Mall à Washington, suivi d'un feu d'artifice, de survols aériens et de fanfares militaires interprétant des musiques patriotiques.
Un pays profondément divisé
Les célébrations du 250e anniversaire interviennent dans un climat politique particulièrement tendu. Un récent sondage de l'université Quinnipiac indique que 61 % des Américains estiment que le pays n'est plus fidèle aux idéaux proclamés dans la Déclaration d'indépendance de 1776. Par ailleurs, une vague de chaleur exceptionnelle a conduit à l'annulation du traditionnel défilé du 4-Juillet à Washington, sans que le président ne renonce à son programme.
Un décor chargé d'histoire
Le Mont Rushmore, monument national situé dans le Dakota du Sud, a été conçu dans les années 1920 par le sculpteur Gutzon Borglum. Il représente les visages de George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln, quatre figures emblématiques de l'histoire américaine. Ce lieu, souvent associé à la célébration de la nation, a été utilisé par Donald Trump comme toile de fond pour un discours qui, au-delà de la commémoration, visait à tracer des lignes politiques claires à l'approche des prochaines échéances électorales.