Le gouvernement vénézuélien a actualisé vendredi 4 juillet le bilan humain des deux séismes qui ont frappé le pays la semaine précédente, portant le nombre de morts à 2 645 et celui des blessés à plus de 12 000. La grande majorité des victimes se concentre dans la localité côtière de La Guaira, où plusieurs complexes résidentiels se sont effondrés sous les secousses de magnitude 7,2 et 7,5.
Les familles réclament l'accès aux sites sinistrés
Alors que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent, des proches de disparus ont manifesté leur exaspération, exigeant des autorités qu'elles leur permettent d'accéder aux zones encore inaccessibles pour tenter de récupérer les corps. « Nous ne pouvons plus attendre, nous voulons juste ramener nos morts à la maison », a déclaré une habitante de La Guaira, interrogée par les médias locaux. L'incertitude persiste sur le nombre exact de personnes encore ensevelies sous les gravats, et des voix s'élèvent pour dénoncer un décompte officiel qui pourrait être sous-estimé.
Des secouristes étrangers toujours mobilisés
Des équipes de secours venues de plusieurs pays, notamment d'Europe et d'Amérique latine, continuent de collaborer avec les services de protection civile vénézuéliens. Leurs efforts se concentrent sur les zones les plus durement touchées, où des immeubles résidentiels se sont effondrés en quelques secondes. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des sauveteurs slovaques et chiliens s'activant dans la poussière des décombres, équipés de détecteurs de chaleur et de caméras endoscopiques.
Un bilan qui ne cesse de s'alourdir
Depuis les premières secousses survenues le 24 juin, le nombre de victimes n'a cessé de grimper, passant de 920 morts le 26 juin à plus de 2 500 à la fin du mois. Les opérations de recherche se heurtent à des difficultés logistiques, alors que des répliques continuent de fragiliser les structures déjà endommagées. Les autorités sanitaires redoutent également l'apparition de foyers épidémiques dans les abris de fortune où s'entassent des milliers de sinistrés.
La Guaira, épicentre du drame
Dans cette ville portuaire située à une trentaine de kilomètres de Caracas, des quartiers entiers ont été rayés de la carte. Les habitations du programme gouvernemental « Misión Vivienda », construites dans la précipitation, ont particulièrement souffert. Les secouristes étrangers ont dénoncé la mauvaise qualité des matériaux et l'absence de normes antisismiques, ce qui expliquerait l'ampleur des effondrements. Des groupes d'habitants, munis de pelles et de pioches, tentent par leurs propres moyens de dégager les gravats, faute de moyens mécaniques suffisants.
Un appel à l'aide internationale
Face à l'ampleur de la catastrophe, plusieurs organisations humanitaires ont lancé des campagnes de financement. L'ONU avait déjà estimé que près de 7 millions de personnes étaient affectées par les séismes, soit environ un quart de la population vénézuélienne. Le gouvernement a accepté l'envoi de matériel et de personnel médical étranger, mais des critiques persistent sur la lenteur de la distribution de l'aide et le manque de transparence dans la gestion des fonds.
Alors que les opérations de sauvetage entrent dans une phase plus sombre, les familles des disparus oscillent entre espoir et résignation. Les autorités n'ont pas encore communiqué de date butoir pour la fin des recherches, mais le temps presse : les décompositions rapides sous les décombres et les risques de glissements de terrain compliquent chaque jour davantage l'accès aux sites.