Téhéran a annoncé que 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés à l'étranger seront libérés, soit le double du montant évoqué dans les précédentes informations. Cette décision, confirmée par les autorités iraniennes, intervient alors que le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'apprête à entamer une tournée dans les pays du Golfe.
Ce déblocage de fonds, qui porte sur des sommes détenues dans plusieurs banques à l'international, permettrait à l'Iran d'effectuer des achats de produits américains. Les modalités précises de ce mécanisme financier n'ont pas été détaillées par les parties prenantes.
Un contexte diplomatique tendu
L'annonce iranienne survient dans un climat de fortes tensions entre Washington et Téhéran, mais aussi de discussions indirectes sur le programme nucléaire iranien. La tournée de Marco Rubio dans la région vise à renforcer les alliances américaines face à l'influence iranienne, mais aussi à discuter des questions de sécurité et économiques.
Les États-Unis n'ont pas officiellement confirmé le chiffre de 12 milliards de dollars avancé par l'Iran. Un porte-parole du département d'État a indiqué que les discussions se poursuivaient et que tout accord serait communiqué en temps utile.
Réactions mitigées
Cette annonce a suscité des réactions diverses. D'un côté, certains analystes y voient une avancée diplomatique potentielle, de l'autre, des critiques estiment que le dégel de fonds pourrait renforcer le régime iranien sans garanties suffisantes sur leur utilisation.
Le gouvernement iranien a précisé que ces sommes seraient utilisées pour l'achat de biens et de services américains, principalement dans les secteurs humanitaires et médicaux. Cependant, des doutes persistent sur la traçabilité de ces fonds.
Implications régionales
La libération de ces avoirs pourrait avoir des répercussions importantes sur l'économie iranienne, asphyxiée par des années de sanctions internationales. Elle pourrait aussi modifier les équilibres régionaux, notamment dans le Golfe, où les monarchies sunnites voient d'un mauvais œil le rapprochement américano-iranien.
Marco Rubio devrait aborder ces questions lors de ses rencontres avec les dirigeants saoudiens, émiratis et qataris. La tournée du chef de la diplomatie américaine intervient à un moment critique, alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont dans l'impasse.