Le sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN, qui se tient cette semaine, a été marqué par une nouvelle série de déclarations fracassantes du président des États-Unis. Donald Trump a mis les alliés sous pression en multipliant les attaques verbales et en annonçant des décisions unilatérales sur des dossiers sensibles.
Une rupture commerciale avec l'Espagne réclamée
Alors que les discussions devaient porter sur la défense collective et les engagements financiers, le locataire de la Maison-Blanche a brusquement exigé que son pays mette un terme à ses relations commerciales avec l'Espagne. Selon des participants, cette demande a été formulée sans préavis et a provoqué un malaise parmi les délégations. Madrid n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce, qui intervient dans un contexte de tensions récurrentes sur le partage des dépenses de défense au sein de l'Alliance.
Le Groenland de nouveau au cœur des tensions
Donald Trump a également rouvert le dossier du Groenland, réitérant sa volonté de voir ce territoire autonome danois passer sous contrôle américain. Cette revendication, déjà formulée lors de son premier mandat, a suscité l'irritation du Danemark, membre fondateur de l'OTAN. Copenhague a réaffirmé à plusieurs reprises que le Groenland n'est pas à vendre. Les propos tenus au sommet d'Ankara risquent d'accroître la défiance entre Washington et ses partenaires nordiques.
L'accord intérimaire avec l'Iran déclaré caduc
Le président américain a par ailleurs annoncé que l'accord provisoire destiné à mettre fin au conflit avec l'Iran était « terminé ». Cette déclaration fait suite à une nouvelle escalade militaire : un échange de tirs a eu lieu entre les forces américaines et iraniennes, selon des informations disponibles. Les termes précis de l'accord intérimaire n'avaient pas été rendus publics, mais il était considéré comme un fragile cessez-le-feu après des mois d'affrontements. En le déclarant caduc, Donald Trump ouvre la voie à une potentielle intensification des hostilités dans la région.
Un sommet sous le signe de la discorde
Ces prises de position interviennent alors que l'OTAN cherche à afficher son unité face aux défis sécuritaires mondiaux. Les déclarations du chef de l'État américain ont relégué au second plan les sujets initiaux, notamment le renforcement du flanc est et la réponse aux menaces hybrides. Plusieurs alliés ont exprimé leur inquiétude quant à la fiabilité des engagements américains, même si aucune décision formelle de retrait de troupes n'a été officialisée lors de ce sommet.
L'attitude de Donald Trump, oscillant entre provocations et annonces unilatérales, complique la recherche de consensus sur les dossiers clés. La question du financement de l'OTAN, déjà épineuse, se trouve aggravée par ces nouvelles tensions commerciales et territoriales. Quant au dossier iranien, la rupture de l'accord intérimaire pourrait entraîner une nouvelle détérioration de la sécurité au Moyen-Orient, une région que l'Alliance atlantique suit de près sans y être directement engagée.