Alors que la France connaît un épisode caniculaire d'une intensité exceptionnelle, avec 49 départements placés en vigilance rouge et des températures pouvant localement dépasser les 43 °C, le ministre de l'Éducation nationale a présenté le bilan des fermetures et aménagements dans les établissements scolaires pour la journée du lundi 22 juin.
1 352 écoles ou collèges fermés
Selon les chiffres communiqués lors d'un point de presse tenu en fin de matinée, 1 352 écoles et collèges ont été contraints de fermer leurs portes. Ce nombre représente une augmentation significative par rapport aux estimations de la veille, qui faisaient état de 845 établissements fermés. Parallèlement, 4 042 établissements ont procédé à des aménagements horaires, contre environ 1 800 annoncés dimanche.
Le ministre a souligné que cette situation appelle une réponse fondée sur les décisions locales, chaque territoire adaptant ses mesures en fonction des conditions météorologiques et des infrastructures disponibles. « Ce genre de situation appelle à une réponse fondamentalement déclinée au niveau local », a-t-il déclaré, justifiant l'absence de consigne nationale uniforme.
Maintien des épreuves du baccalauréat et du brevet
Interrogé sur l'organisation des examens, le ministre a indiqué que les oraux du baccalauréat et les épreuves du brevet se dérouleraient normalement, principalement en matinée, afin d'éviter les heures les plus chaudes. « L'immense majorité des bacheliers passeront leurs oraux à l'horaire prévu », a-t-il assuré. Les établissements ont été invités à privilégier les salles climatisées ou les espaces frais pour les candidats.
Un contexte caniculaire tendu
La canicule qui frappe l'ouest et le centre du pays depuis plusieurs jours a conduit les autorités à renforcer la vigilance. Météo-France prévoit des températures maximales comprises entre 38 et 43 °C dans les zones les plus touchées. Le ministre de la Santé a également activé une cellule interministérielle de crise pour coordonner la réponse sanitaire.
Dans les écoles restées ouvertes, des mesures de rafraîchissement sont mises en œuvre : distribution d'eau, limitation des activités physiques et ventilation des salles. Certains enseignants ont fait part de leurs difficultés face à l'absence de climatisation dans de nombreux locaux, mais le ministère rappelle que les décisions de fermeture relèvent des maires et des chefs d'établissement.
Une polémique politique persistante
Cette annonce intervient alors que la gestion de la canicule par le gouvernement suscite des critiques, notamment de la part de syndicats enseignants et d'élus. La veille, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, avait qualifié d'« irresponsable » la conduite du ministre, lui reprochant un manque d'anticipation et de coordination. Le ministre n'a pas directement répondu à ces attaques lors de son point presse, se contentant de défendre le principe de subsidiarité.
Le gouvernement a toutefois annoncé qu'une nouvelle cellule interministérielle de crise se réunirait en début d'après-midi pour faire le point sur la situation sanitaire et scolaire, et adapter les mesures si nécessaire.