Les élevages français ont enregistré la perte de 9.127 tonnes d’animaux durant la récente canicule, un bilan officiel communiqué par la ministre de l’Agriculture. Celle-ci a qualifié le phénomène de « surmortalité notable » tout en estimant que la situation était restée « sous contrôle ».

Ce chiffre, qui englobe les carcasses de volailles et de porcs principalement, illustre l’ampleur des dégâts provoqués par les températures extrêmes sur la filière d’élevage. Les poulets et les poules pondeuses figurent parmi les victimes les plus nombreuses, ce qui fait redouter une baisse de la production et, à terme, une pénurie de poulets dans les rayons.

Un premier bilan chiffré La ministre a présenté ces données comme un élément de transparence sur une crise qui touche de nombreuses exploitations. Elle a souligné que des dispositifs d’accompagnement étaient en place pour les éleveurs et que la chaîne d’approvisionnement restait fonctionnelle. Toutefois, elle n’a pas exclu des tensions localisées sur certains marchés.

Les organisations professionnelles, qui avaient déjà alerté sur une multiplication par dix de la mortalité des poules et un doublement de celle des porcs au plus fort de l’épisode caniculaire, jugent ce bilan préoccupant. Elles réclament des mesures d’indemnisation et des investissements dans des infrastructures d’élevage mieux adaptées aux climats chauds.

Conséquences prévisibles sur l’offre La filière avicole, déjà fragilisée par la grippe aviaire et la hausse des coûts de production, pourrait mettre plusieurs mois à reconstituer ses cheptels. En attendant, l’offre de poulets de chair et d’œufs risque de se réduire, ce qui pèsera sur les prix à la consommation. Les éleveurs de porcs, également lourdement affectés, ont vu leur cheptel diminuer de manière significative.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’une cellule de suivi et l’activation de fonds de calamités agricoles. Une évaluation plus fine des pertes économiques est attendue dans les semaines à venir.