L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a apporté un démenti catégorique à une information publiée récemment dans un article de presse, selon laquelle 50 climatiseurs auraient été volés à l’hôpital Georges-Pompidou. L’institution, qui regroupe les hôpitaux parisiens, a « fermement démenti » cette allégation dans un communiqué.
Selon l’AP-HP, l’affirmation d’un vol massif de climatiseurs est « totalement infondée ». L’établissement précise que ces équipements sont en réalité des installations fixes et scellées, ce qui rend leur dérobade techniquement impossible. Aucun incident de cette nature n’a été signalé, et les services de sécurité n’ont constaté aucune effraction.
L’article incriminé prétendait que des climatiseurs avaient été dérobés dans plusieurs étages du bâtiment, aggravant la situation des patients et du personnel durant la canicule. L’AP-HP a toutefois reconnu que les conditions climatiques sont particulièrement éprouvantes, mais a tenu à rétablir les faits concernant ce vol présumé.
Cette polémique survient dans un contexte où la canicule frappe durement la France, et plus particulièrement la Bretagne. Dans cette région, les services de secours et les établissements de soins sont confrontés à une pression croissante. Les funérariums bretons sont saturés, et le Samu enregistre un afflux d’appels sans précédent.
Les autorités sanitaires locales ont confirmé une augmentation significative des admissions aux urgences et des interventions des équipes mobiles. Cette situation, qui se dégrade depuis plusieurs semaines, a conduit à des déprogrammations d’interventions chirurgicales non urgentes pour libérer des lits et des personnels.
Le gouvernement a réitéré son engagement à renforcer les capacités des hôpitaux face aux vagues de chaleur récurrentes. Des mesures ont été annoncées, mais les syndicats de soignants estiment qu’elles restent insuffisantes. Les conditions de travail des personnels hospitaliers, notamment dans des bâtiments souvent vétustes et mal isolés, sont pointées du doigt.
L’affaire des climatiseurs à l’hôpital Georges-Pompidou illustre les tensions autour des moyens alloués aux établissements de santé. L’AP-HP a assuré que des solutions de refroidissement existent dans les services les plus exposés, et qu’un plan de rénovation thermique est en cours. Elle a en revanche déploré la diffusion d’informations inexactes qui « nuisent à la confiance des patients et du public ».
La direction de l’AP-HP a indiqué qu’elle se réservait le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’auteur de ces allégations. Aucune plainte n’a toutefois été déposée à ce stade.