La France comptabilise désormais 2 025 décès supplémentaires pour la semaine du 22 au 28 juin, correspondant au pic de la canicule historique qui a frappé le pays, a annoncé vendredi 3 juillet la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Ce bilan, établi par l'agence sanitaire Santé publique France, représente une augmentation de 29,1 % de la mortalité par rapport à la semaine précédente. La ministre a toutefois précisé que ce chiffre était « probablement une sous-estimation », le décompte complet n'étant pas encore achevé.

Dans la région parisienne, l'impact a été particulièrement marqué : le nombre de décès y a bondi de 62 % sur cette même période. Une hausse similaire a été signalée dans les Pays de la Loire. Ce bilan dépasse largement l'estimation initiale d'au moins 1 000 décès attribués à la chaleur, qui avait été avancée quelques jours plus tôt.

La canicule de juin, qui a duré environ onze jours, a vu les températures dépasser les 40 °C dans de nombreuses localités. En comparaison, la vague de chaleur meurtrière de l'été 2003 avait causé environ 15 000 décès, principalement parmi les personnes âgées en établissements spécialisés. Les autorités estiment que l'épisode de 2026, bien que plus intense sur le plan thermique, pourrait être moins lourd en conséquences, grâce aux dispositifs d'alerte et de prévention mis en place depuis. Nicolas Revel, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a déclaré s'attendre à un nombre de victimes inférieur à celui de 2003, mais « probablement » supérieur à celui de l'épisode de 2025, qui avait fait 5 700 morts.

Nouvelle vague de chaleur et tensions politiques

Alors que le pays panse encore les plaies de cette première vague, un nouvel épisode de chaleur est attendu dans les prochains jours. La course à l'équipement en climatisation s'intensifie dans les logements et les établissements recevant du public, comme le rapportent plusieurs témoignages.

Sur le plan politique, la gestion de la crise par le gouvernement est contestée. Les écologistes ont déposé, jeudi 2 juillet, une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, dénonçant des mesures insuffisantes pour faire face à la montée des températures. La ministre de la Santé a indiqué que le bilan définitif de la canicule de juin ne serait pas comparable à celui de 2003, mais a reconnu que les conséquences sanitaires restaient préoccupantes.