La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la France depuis plusieurs jours continue de faire des victimes. Selon les autorités, un quatrième enfant a succombé aux conséquences de cette canicule sans précédent, tandis que le bilan global des décès liés à la chaleur s'alourdit. À Paris, un homme adulte a été retrouvé inanimé dans le canal Saint-Martin après s'être baigné en dehors des zones autorisées, portant à plusieurs le nombre de noyades signalées durant cet épisode caniculaire.
Les services hospitaliers, déjà sous pression, voient leurs urgences saturées par un afflux croissant de patients souffrant de déshydratation, de coups de chaleur ou de pathologies aggravées par les températures extrêmes. Les équipes médicales peinent à faire face à la demande, malgré les consignes de vigilance renforcées.
Face à cette situation, des mesures ont été prises en urgence. Les écoles ont été équipées de systèmes de refroidissement et de points d'eau supplémentaires pour protéger les enfants, alors que les températures dépassent les 40 °C dans plusieurs régions. Par ailleurs, la marche des fiertés prévue à Paris a été reportée en raison des risques sanitaires, une décision saluée par les organisateurs pour garantir la sécurité des participants.
Le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), a averti que sans une réduction significative des émissions mondiales de CO₂, les futures vagues de chaleur risquent d'être encore plus extrêmes. Ses propos rappellent l'urgence d'agir face au changement climatique, alors que la France enregistre des records de température absolus.
Les autorités appellent la population à la plus grande prudence : éviter les efforts physiques en extérieur, s'hydrater régulièrement et veiller sur les personnes vulnérables. Les services d'urgence restent mobilisés, mais la situation demeure critique, avec un pic de chaleur attendu dans les prochains jours.