Uber Eats et Deliveroo interrompront leurs tournées de livraison durant la tranche horaire de 14 heures à 18 heures dans les départements où Météo-France a émis une vigilance rouge canicule. Cette mesure, officialisée ce mercredi 8 juillet, fait suite à l'appel du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, qui avait exhorté les plateformes à renforcer la protection de leurs coursiers face aux températures extrêmes.
Interrogé sur le choix de cette amplitude horaire, Uber Eats a indiqué avoir souhaité « trouver un point d'équilibre entre l'enjeu prioritaire de la sécurité des livreurs tout en limitant l'impact sur les revenus ». Deliveroo n'a pas commenté ce volet. Les deux sociétés n'ont pas précisé si une compensation financière serait versée aux livreurs durant ces interruptions.
Réaction du ministre
Jean-Pierre Farandou s'est réjoui de cette décision, estimant qu'« un pas important a été franchi ». Il a également invité les restaurants affiliés à faciliter l'accès des livreurs à de l'eau potable et à des espaces rafraîchis. Uber Eats précise que certains de ses partenaires permettent déjà aux coursiers de se désaltérer, tandis que Deliveroo propose une cartographie des points d'eau gratuits et adresse des consignes de prévention contre les coups de chaleur.
Mesures préexistantes
Ces suspensions viennent compléter un dispositif déjà en place lors des épisodes caniculaires. Les livreurs reçoivent une alerte sur leur application dès que leur département bascule en vigilance orange ou rouge, accompagnée de rappels sur la nécessité de s'hydrater régulièrement. Aucun département n'était toutefois placé en vigilance rouge ce mercredi. En revanche, 67 départements sont en alerte orange, Météo-France prévoyant un « épisode caniculaire sévère et durable » susceptible de se prolonger jusqu'à la fin de la semaine.
Contexte
Cet accord intervient alors que les conditions météorologiques imposent une adaptation des activités économiques. Les organisations de livreurs avaient précédemment alerté sur les risques sanitaires encourus par les travailleurs exposés à la chaleur. Les plateformes affirment vouloir concilier sécurité et maintien d'un service, même si l'arrêt en vigilance rouge pourrait réduire significativement les commandes dans les zones concernées.