Le dernier match du groupe J de la Coupe du monde 2026 a offert un retournement de situation dans les ultimes instants. L’Algérie et l’Autriche se sont qualifiées conjointement pour les huitièmes de finale, tandis que l’Iran, qui espérait encore une place, voit son parcours s’arrêter là.
Le spectre de « la honte de Gijon », ce match de 1982 entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche qui avait qualifié les deux aux dépens de l’Algérie, planait sur cette rencontre. Avant le coup d’envoi, les observateurs craignaient que les deux sélections ne s’entendent sur un résultat arrangé. Mais sur le terrain, le scénario a pris une tournure tout autre, marquée par un suspense haletant.
Un match sous tension Dès les premières minutes, l’Autriche a imposé son rythme. Les Autrichiens ont rapidement ouvert le score, puis doublé la mise avant la pause. En seconde mi-temps, l’attaquant Sasa Kalajdzic a inscrit un troisième but, portant son équipe à une avance confortable. Cependant, l’Algérie n’a pas abdiqué. Les Verts ont réduit l’écart et, dans un final électrique, ont arraché l’égalisation dans les arrêts de jeu, un but qui assurait à la fois la qualification algérienne et celle de l’Autriche.
Ce « late drama » a scellé le sort du groupe : l’Algérie et l’Autriche terminent aux deux premières places, tandis que l’Iran, malgré une campagne encourageante, est éliminé. Les supporters iraniens, qui espéraient une première qualification historique, ont vu leurs rêves s’envoler dans les dernières secondes.
Des réactions partagées Sur la pelouse, les joueurs algériens et autrichiens ont célébré leur qualification, tandis que les images de la déception iranienne ont marqué les esprits. Les deux sélections désormais qualifiées se tournent vers le tableau des huitièmes de finale, où elles tenteront de prolonger l’aventure. Ce match restera dans les annales comme l’un des plus palpitants de cette phase de groupes, où le fair-play et la lutte ont finalement primé sur les soupçons.