EasyJet a franchi une étape décisive dans le processus de vente de la compagnie. La direction a officialisé la conclusion d’un accord de principe avec le fonds américain Castlelake, portant sur les modalités d’une offre de rachat. Cette opération valorise le transporteur à bas coût à environ 5,2 milliards de livres sterling, soit près de 6 milliards d’euros.

Cet accord de principe intervient après plusieurs mois de tractations marqués par le rejet de précédentes propositions. Ces derniers mois, les actionnaires d’EasyJet avaient exigé une valorisation supérieure à 5,3 milliards de livres pour céder le contrôle. Une offre initiale à 4,74 milliards de livres avait été refusée par le conseil d’administration, jugée insuffisante au regard de la santé financière et des perspectives de la compagnie.

Les négociations se sont accélérées après que Castlelake, spécialisé dans les investissements dans le secteur aérien, a revu ses conditions à la hausse. L’accord de principe annoncé ce jour prévoit une valorisation qui répond désormais aux attentes des principaux actionnaires historiques, sans toutefois atteindre le seuil maximal de 5,3 milliards de livres réclamé par certains.

EasyJet souligne que cet accord reste soumis à la réalisation de due diligence complémentaires et à l’approbation des autorités réglementaires compétentes. La compagnie précise que les discussions exclusives avec Castlelake devraient aboutir à un contrat définitif dans les semaines à venir.

Fondé en 1995 et basé à Londres, EasyJet est l’un des principaux transporteurs low-cost en Europe avec plus de 300 appareils en exploitation. Castlelake, gestionnaire d’actifs américain basé à Minneapolis, détient déjà des participations dans plusieurs compagnies aériennes et sociétés de leasing aéronautique. Cette acquisition renforcerait sa présence dans le transport aérien européen.

Les marchés financiers ont réagi positivement à cette annonce, le titre EasyJet progressant de plusieurs points à la Bourse de Londres. Les analystes estiment que ce rachat mettrait fin à une période d’incertitude stratégique pour la compagnie britannique.