Un effondrement au pire moment
Les San Antonio Spurs ont laissé filer une avance confortable de 18 points lors du quatrième match des finales NBA, mercredi soir au Madison Square Garden. Menés 3-1 dans la série au meilleur des sept manches, les joueurs de Victor Wembanyama se retrouvent désormais dos au mur, à une défaite de la fin de leur saison.
Sur le parquet new-yorkais, les Spurs ont dominé largement la première mi-temps, s’appuyant sur un Victor Wembanyama très en vue. Le jeune pivot français a inscrit 21 points, capté 8 rebonds et contré 3 tirs dans les deux premiers quart-temps, permettant à son équipe de virer en tête à la pause (58-42).
Un retour des Knicks porté par leur public
Mais au retour des vestiaires, le match a basculé. Les Knicks, galvanisés par leurs 19 000 supporteurs, ont infligé un 15-0 aux Spurs dans les premières minutes du troisième quart-temps. Jalen Brunson, auteur d’une performance de haut vol, a pris le contrôle de la rencontre. Le meneur new-yorkais a terminé la partie avec 38 points et 8 passes décisives, convertissant plusieurs tirs décisifs en fin de match.
« Ils n’ont jamais abandonné, ils ont joué avec une énergie incroyable après la pause », a commenté Victor Wembanyama après la rencontre, la mine basse. « Nous avons perdu notre concentration et notre agressivité défensive au moment où il fallait les conserver. »
Les performances des Français
Malgré la défaite, le bilan statistique de Victor Wembanyama reste solide : 27 points, 12 rebonds et 5 contres au total. Mais il a commis 4 pertes de balle et n’a pas été assez présent dans le money time, où ses coéquipiers ont multiplié les shoots sans trouver la mire.
Le rookie français Tidjane Salaün, aligné 18 minutes, a apporté 9 points et 4 rebonds en sortie de banc. Son compatriote Bilal Coulibaly, lui aussi sur le parquet, a terminé avec 6 points et 3 passes. L’autre joueur français des Spurs, l’arrière Sidy Cissoko, n’est pas entré en jeu.
Une série qui bascule
Ce quatrième match marque un tournant dans ces finales. Menés 2-0 après les deux premières rencontres à domicile, les Spurs avaient réussi à recoller en s’imposant lors du troisième match, toujours au Madison Square Garden. Mais cette défaite, après avoir compté une avance de 18 points, est un coup dur psychologique.
Les Knicks, emmenés par un Jalen Brunson impérial et un Julius Randle très solide (22 points, 10 rebonds), ont montré une résilience qui les rapproche d’un premier titre depuis 1973. L’arrière Mikal Bridges a également apporté 17 points, avec une adresse remarquable à trois points (4/6).
Un match couperet samedi
Les Spurs devront impérativement s’imposer samedi au Frost Bank Center de San Antonio pour prolonger la série et espérer un septième match. Les statistiques historiques penchent en leur défaveur : seules 13 équipes sur 89 dans l’histoire de la NBA sont parvenues à remporter une série en étant menées 3-1.
« On a déjà montré qu’on était capables de gagner ici, je ne vois pas pourquoi on ne le referait pas », a glissé Victor Wembanyama, tentant de insuffler de la confiance à son groupe. « On va regarder les vidéos, corriger nos erreurs, et revenir plus forts. »
Le cinquième match aura lieu le 14 juin à San Antonio. Si les Spurs l’emportent, la série reviendra à New York pour une sixième rencontre le 17 juin. En cas de victoire des Knicks, ces derniers seront sacrés champions NBA sur le parquet texan.