Un effondrement historique à New York
Les San Antonio Spurs ont laissé échapper une avance de 29 points pour finalement s'incliner 107-106 sur le parquet des New York Knicks, mercredi 10 juin, lors du match 4 des finales NBA. Cette contre-performance, la plus grande remontée jamais concédée en finale, place désormais les hommes de Gregg Popovich au bord de l'élimination, menés 3-1 dans la série.
La performance contrastée de Wembanyama
Victor Wembanyama a compilé 24 points et 13 rebonds, affichant une belle adresse en début de rencontre. Mais le pivot français de 22 ans, comme l'ensemble de son équipe, a subi la furia des Knicks dans le second acte. Il a notamment raté deux lancers francs cruciaux à moins de deux minutes de la sirène, un instant qui a symbolisé la déroute texane. Le collectif des Spurs, dont le noyau dur découvre les play-offs, a semblé submergé par l'expérience et l'intensité new-yorkaises.
Le panier de la gagne pour Anunoby
L'ailier des Knicks OG Anunoby a été le héros de la soirée avec 33 points. C'est lui qui a inscrit le panier de la victoire à une seconde et deux dixièmes de la fin du temps réglementaire, en s'élevant au rebond offensif pour glisser le ballon dans l'arceau. Une action qui a porté le Madison Square Garden en ébullition, alors que l'espoir semblait presque évanoui après un premier half totalement dominé par San Antonio (76-49 à la pause).
La série des New-Yorkais continue
Cette victoire, la quatorzième en quinze matches de play-offs, rapproche les Knicks d'un troisième titre NBA, le premier depuis 1973. L'équipe de New York, déjà coutumière des retournements de situation, avait déjà effacé un retard de 22 points dans le dernier quart-temps lors d'une série précédente face à Cleveland.
Un match 5 décisif samedi à San Antonio
Les Spurs, battus à domicile lors du match 1 (96-85) puis du match 2 (106-100), n'ont désormais plus le droit à l'erreur. Ils devront impérativement s'imposer samedi dans leur salle pour forcer un match 6 à New York. Sous la pression d'une élimination imminente, Victor Wembanyama, qui découvre sa première finale NBA à 22 ans, devra hausser son niveau de jeu pour maintenir son équipe en vie.