Le scénario a viré au cauchemar pour les San Antonio Spurs, jeudi soir au Madison Square Garden. Les New York Knicks ont orchestré une remontée historique pour arracher la victoire lors du match 4 des finales NBA (110-107), prenant ainsi une avance de 3-1 dans la série. Sous les yeux d'une salle en fusion, le Français Victor Wembanyama est devenu la cible privilégiée des sifflets et des quolibets du public new-yorkais, qui a fait de lui son « nouvel ennemi juré », selon les commentaires locaux.
La démonstration de force des Knicks
Portés par un Jalen Brunson impérial (38 points, 9 passes), les Knicks ont comblé un retard qui atteignait 18 points en troisième quart-temps. Le banc new-yorkais a apporté une énergie décisive, tandis que la défense de fer de la franchise, menée par Mitchell Robinson (4 contres), a neutralisé les intérieurs texans dans les ultimes minutes. L'ambiance électrique du Madison Square Garden a pesé lourd dans la balance : les supporters ont scandé le nom de la ville dès la mi-temps, galvanisant leurs joueurs pour un come-back décrit comme « fantastique » par les observateurs.
Wembanyama sous pression
De l'autre côté, Victor Wembanyama a terminé avec une feuille de statistiques conséquente (26 points, 12 rebonds, 5 passes), mais son pourcentage au tir (38 %) a pâti de la pression défensive constante des Knicks. Le jeune pivot français, qui fêtait ses 22 ans, a été la cible de chants moqueurs de la part du public new-yorkais, un traitement réservé aux grands adversaires de la franchise. « Il faut se remettre en question, a-t-il reconnu après la rencontre. Nous avons laissé filer un match que nous contrôlions. »
Une série au bord du précipice pour San Antonio
Menés 3-1, les Spurs n'ont plus le droit à l'erreur. Dans l'histoire de la NBA, seulement 13 équipes sur 275 sont parvenues à remonter un tel déficit pour s'imposer. Les Texans devront impérativement s'imposer lors du match 5 samedi à San Antonio pour prolonger la série, avant d'éventuels matchs 6 et 7 à New York. Le coach Gregg Popovich devra trouver les ajustements tactiques pour contrer l'euphorie des Knicks, portés par un collectif bien rodé et l'avantage du terrain pour les deux dernières rencontres éventuelles.
Contexte et implications
La série, qui voit s'affronter trois joueurs français (Wembanyama, Pacôme Dadiet et Mama Diallo), suscite un engouement médiatique exceptionnel outre-Atlantique. La performance des Knicks a relancé le débat sur la capacité de San Antonio à gérer la pression dans une finale où chaque possession devient cruciale. New York n'a plus remporté le titre de champion NBA depuis 1973 ; la ville vibre à l'idée d'une possible consécration. De leur côté, les Spurs, déjà sacrés cinq fois depuis 1999, tentent de conjurer l'histoire pour offrir à leur pivot star un premier anneau dès sa deuxième saison.