L'ancien Premier ministre français Gabriel Attal a pris position en faveur d'un retour du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, dans une tribune rendue publique. Il estime qu'il est temps d'ouvrir la voie à ce rapprochement, dix ans après le référendum sur le Brexit. Cette intervention intervient alors que le débat sur une éventuelle réintégration de Londres connaît un regain d'actualité.
Plusieurs signaux récents alimentent ce débat. Un sondage d'opinion a montré qu'une majorité d'Européens se déclare aujourd'hui favorable à ce que le Royaume-Uni retrouve sa place au sein des institutions communautaires. Dans le même temps, l'ancien négociateur en chef du Brexit pour l'UE, Michel Barnier, a jugé cette hypothèse « tout à fait possible », à condition que le Royaume-Uni accepte de bénéficier de certaines exemptions. Ces déclarations ont relancé les discussions, tant dans les cercles politiques que dans l'opinion publique.
Malgré ces avancées, les Vingt-Sept restent pour l'heure réservés. Plusieurs capitales européennes ont exprimé des inquiétudes quant aux conditions d'une telle réintégration, en particulier sur le respect des règles communes et la contribution budgétaire. Le précédent des exemptions accordées à certains États membres, comme le Danemark ou l'Irlande, est évoqué comme une piste pour aménager un statut particulier pour le Royaume-Uni.
Gabriel Attal rejoint ainsi les voix qui estiment que l'Union européenne doit désormais considérer sérieusement la perspective d'un retour britannique. Sa tribune s'inscrit dans un contexte où, dix ans après le vote sur le Brexit, une partie grandissante de la population et de la classe politique européenne juge que la séparation a affaibli les deux parties. La question divise toutefois : certains responsables craignent un précédent qui encouragerait d'autres sorties, tandis que d'autres y voient une occasion de renforcer le bloc face aux défis géopolitiques.
Aucune démarche officielle n'a été engagée à ce stade. Le gouvernement britannique n'a pas non plus formulé de demande en ce sens. Mais la multiplication des prises de position publiques en faveur d'un rapprochement témoigne d'une évolution notable dans le débat européen.