Dans une interview diffusée cette semaine, Gabriel Attal a exposé plusieurs engagements qu’il mettrait en œuvre s’il accédait à la présidence en 2027. Il propose notamment de réduire de 100 000 le nombre de postes de fonctionnaires, en recourant exclusivement à des départs volontaires et au non-remplacement des agents partant à la retraite. « Sans brutalité absolue », a-t-il précisé, excluant tout licenciement contraint.
L’ancien Premier ministre souhaite également instaurer ce qu’il nomme une « impunité budgétaire zéro ». Ce principe viserait à ne plus tolérer aucun écart par rapport aux enveloppes allouées aux ministères. Chaque administration devrait respecter ses crédits sans dérogation, sous peine de sanctions internes.
Ces annonces s’inscrivent dans un programme plus large de maîtrise des finances publiques et de réduction de la dette. Attal évoque aussi une diminution du nombre de ministères et une rationalisation des effectifs des cabinets ministériels. Sur le plan des économies, il entend également revoir certaines dépenses de fonctionnement et prestations sociales.
Le candidat, qui fait partie des prétendants déclarés pour le parti présidentiel, cherche à se positionner comme le garant d’une gestion rigoureuse. Son approche, fondée sur le volontariat et la discipline, entend concilier réduction de l’emploi public et dialogue social.
Si cette promesse était mise en œuvre, elle représenterait une baisse notable des effectifs de la fonction publique d’État, sans toucher aux agents territoriaux et hospitaliers, selon le projet présenté. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué pour cette réforme.