Le bilan de l'incendie qui frappe le Var ne cesse de s'alourdir. Alors qu'un premier décompte faisait état de 120 hectares partis en fumée aux Arcs, les dernières informations indiquent que la surface brûlée atteint désormais 200 hectares. Le feu, qui s'est déclaré en milieu de journée, n'est pour l'heure pas maîtrisé et poursuit sa progression sous l'effet d'un mistral violent.

Les secteurs les plus touchés sont ceux des Arcs et de Taradeau, où plusieurs dizaines d'hectares de forêt et de maquis ont été consumés en quelques heures. Dans la foulée du sinistre, environ 150 personnes ont dû être évacuées de leurs habitations par précaution, afin de les soustraire à la menace des flammes. Les autorités locales ont activé le plan de secours et renforcé les moyens humains et matériels déployés sur le terrain.

Un vent défavorable complique l'intervention

La principale difficulté rencontrée par les sapeurs-pompiers réside dans les conditions météorologiques. Le mistral, qui souffle en rafales dans la région, attise les flammes et favorise leur propagation rapide. Les équipes au sol tentent de fixer des lignes de défense, mais la violence du vent rend aléatoires les tentatives de confinement. Des moyens aériens ont également été mobilisés pour larguer de l'eau sur les zones les plus actives, même si les rafales compliquent les opérations de bombardement.

Le précédent bilan, communiqué en début d'après-midi, faisait état de 60 hectares brûlés à Taradeau avant que le sinistre ne s'étende aux Arcs, où 120 hectares avaient été parcourus. Depuis, le feu a gagné du terrain et embrase désormais un total de 200 hectares. Les autorités n'ont pas encore communiqué de nouveau chiffre concernant le nombre d'évacués, mais il pourrait augmenter si le feu continue de se rapprocher des zones habitées.

Un été marqué par une activité incendiaire intense

Cet incendie s'inscrit dans une saison estivale déjà très éprouvante pour le sud de la France. Depuis le début de l'année, plus de 7 000 départs de feu ont été recensés sur le territoire, un niveau jugé extrêmement élevé par les services de secours. Les épisodes de canicule et la sécheresse des sols créent des conditions favorables aux embrasements, tandis que les vents forts, comme le mistral, accélèrent leur extension.

Dans le Var, les pompiers restent en alerte et surveillent particulièrement les massifs forestiers. Une cellule de crise a été activée à la préfecture pour coordonner les moyens et informer la population. Les habitants des secteurs menacés sont invités à suivre les consignes de sécurité et à se tenir prêts à évacuer si la situation le nécessite.

Alors que la nuit tombe, les sapeurs-pompiers espèrent une baisse de l'intensité du vent pour tenter de circonscrire le sinistre. Le combat contre les flammes s'annonce long, et le bilan pourrait encore s'alourdir dans les prochaines heures.