Des policiers anti-émeutes ont chargé lundi des manifestants qui participaient à une marche interdite vers le Parlement à New Delhi, en Inde. Les heurts ont éclaté alors que le parti satirique Cockroach Janta Party — souvent désigné comme le « parti Cafard » — tentait de faire entendre son mécontentement face à des soupçons de fraude lors de grandes épreuves académiques nationales.
Une manifestation sous tension La marche, interdite par les autorités, devait converger vers le siège du Parlement indien. Des véhicules blindés de la police ont été déployés et les agents ont utilisé des matraques pour disperser les manifestants, selon des témoins. Aucun bilan officiel des blessés ou des interpellations n’a été communiqué dans l’immédiat.
Le parti dénonce des infiltrés Le Cockroach Janta Party, connu pour son ton humoristique et son activisme citoyen, avait récemment accusé la présence d’infiltrés au sein de ses rangs, selon des informations antérieures. Cette accusation intervenait alors que le mouvement préparait cette marche, désormais réprimée par les forces de l’ordre.
Une tentative de dialogue Saurav Das, porte-parole du parti, a indiqué que deux membres du mouvement étaient en route pour rencontrer un ministre de haut rang du cabinet du Premier ministre Narendra Modi. Il n’a pas précisé l’identité du ministre ni l’objet précis de cette entrevue, mais a souligné qu’il s’agissait d’une tentative de dialogue dans un climat tendu.
Contexte plus large La colère qui a alimenté cette mobilisation trouve son origine dans des allégations de fraudes massives lors d’examens d’entrée dans les universités indiennes, un sujet qui a suscité de vives réactions dans tout le pays ces dernières semaines. Le Cockroach Janta Party, qui se présente comme un mouvement de dénonciation de la corruption, a gagné en visibilité en organisant des actions choc et des manifestations satiriques.
Réactions et suites Les autorités n’ont pas encore commenté officiellement l’intervention policière ni les accusations d’infiltrés. La marche interdite et la dispersion musclée pourraient relancer le débat sur la liberté de manifester en Inde, alors que plusieurs organisations de défense des droits civiques ont déjà exprimé leur inquiétude face aux restrictions imposées aux rassemblements.