La police indienne a réprimé samedi une manifestation interdite du parti d'opposition « Cafard », qui tentait de marcher sur le Parlement. Selon des témoins et des responsables, plus de 10 000 personnes avaient bravé l'interdiction administrative pour se rassembler dans les rues de la capitale, New Delhi. Les forces de l'ordre ont alors employé des gaz lacrymogènes et des charges à la matraque pour disperser la foule, qui comptait des hommes, des femmes et des enfants.
Cette mobilisation était la plus importante jamais organisée par le parti « Cafard » depuis son entrée en scène politique il y a quelques années. Ses dirigeants dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir en place, notamment la répression croissante des voix dissidentes. La marche avait été déclarée illégale par les autorités, invoquant des risques pour l'ordre public. Le parti avait, quelques jours plus tôt, accusé le gouvernement d'avoir infiltré ses rangs pour justifier une éventuelle répression.
Un acte de défi inédit
Les manifestants, venus de plusieurs États indiens, scandaient des slogans hostiles au Premier ministre Narendra Modi et réclamaient la démission de son gouvernement. Ils ont tenté de franchir les barrages policiers érigés aux abords du Parlement. La police, déployée en nombre, a riposté en lançant des grenades lacrymogènes et en chargeant les manifestants avec des matraques. Plusieurs blessés ont été signalés, sans qu'un bilan officiel soit encore communiqué.
Les images de l'événement montrent des nuages de gaz et des manifestants fuyant en tous sens. Certains ont été emmenés par les forces de l'ordre. Le parti « Cafard » a dénoncé une « brutalité inouïe » et promis de poursuivre son action. Il s'agit du défi le plus sérieux lancé à l'autorité du gouvernement Modi depuis plusieurs mois.
Un contexte de tensions croissantes
Cette répression intervient dans un climat politique déjà très tendu. Le parti « Cafard », qui prône une rupture radicale avec le modèle économique et social actuel, a vu sa popularité grimper ces derniers mois, notamment auprès des jeunes et des classes défavorisées. Il accuse le pouvoir de museler l'opposition en multipliant les entraves légales et les procédures judiciaires.
Le gouvernement, de son côté, justifie son intransigeance par la nécessité de maintenir l'ordre et de lutter contre des éléments « subversifs ». Il affirme que le parti « Cafard » a des accointances avec des groupes interdits, ce que ce dernier réfute catégoriquement.
Réactions et suites attendues
Plusieurs organisations de défense des droits humains ont condamné l'usage de la force contre des manifestants pacifiques. Le parti « Cafard » a annoncé son intention de saisir la justice pour contester l'interdiction de la marche et dénoncer les violences policières. Il appelle également à une nouvelle mobilisation nationale.
L'événement de ce samedi marque une escalade dans l'affrontement entre le gouvernement indien et le parti « Cafard ». Il intervient alors que le Parlement doit examiner plusieurs textes controversés dans les semaines à venir. L'opposition accuse le pouvoir de tenter de les faire adopter dans la précipitation, profitant de la répression pour réduire la contestation.