À l'approche d'une marche interdite vers le Parlement indien, le parti « Cafard » monte au créneau et accuse des infiltrés de vouloir saboter son mouvement. Le Cockroach Janta Party (CJP), qui dénonce des fuites lors d'examens nationaux, assure ne pas être responsable des débordements potentiels et pointe du doigt des éléments extérieurs.
Des accusations d'infiltrés Les responsables du CJP affirment que des individus non membres de leur parti se sont glissés parmi les manifestants pour créer des incidents et justifier une répression. Ils dénoncent une manœuvre visant à discréditer leur cause et à justifier l'interdiction de leur marche. « Nous avons identifié des personnes qui ne font pas partie de notre mouvement et qui cherchent à provoquer des troubles », a déclaré un porte-parole du parti.
Le délogement de Sonam Wangchuk Par ailleurs, la police a procédé samedi au délogement forcé de Sonam Wangchuk, un célèbre militant indépendantiste du Ladakh qui observait une grève de la faim depuis plusieurs jours. Ce délogement, intervenu alors que la mobilisation du CJP s'étendait, a suscité l'indignation des soutiens du mouvement. Sonam Wangchuk, connu pour ses positions en faveur de l'autonomie du Ladakh, a été transporté à l'hôpital pour recevoir des soins.
Un mouvement en pleine expansion La manifestation, bien qu'interdite par les autorités, a pris de l'ampleur ces derniers jours, rassemblant des milliers de personnes venues de différentes régions. Le CJP, qui a fait de la lutte contre les fuites aux examens son cheval de bataille, voit dans cette interdiction une tentative de museler l'opposition. Les organisateurs maintiennent leur appel à la mobilisation malgré les risques de répression.
Des tensions avec les autorités Les autorités indiennes justifient l'interdiction de la marche par des risques de troubles à l'ordre public et de violences. La police a renforcé son dispositif autour du Parlement et dans les quartiers centraux de New Delhi pour prévenir tout débordement. Le CJP, de son côté, dénonce une atteinte à la liberté de manifester et promet de contester cette interdiction devant les tribunaux.
Contexte des fuites d'examens Le parti « Cafard » s'est fait connaître en dénonçant des fuites massives lors de concours nationaux, qui auraient favorisé certains candidats au détriment d'autres. Cette affaire a provoqué un scandale dans tout le pays, avec des manifestations dans plusieurs États. Le CJP réclame une enquête indépendante et des mesures pour garantir l'intégrité des examens.
Réactions dans la classe politique Plusieurs partis d'opposition ont apporté leur soutien au CJP, tout en appelant au calme. Le gouvernement, lui, a réaffirmé sa détermination à maintenir l'ordre et à ne pas céder à ce qu'il considère comme des pressions illégitimes. Les prochains jours s'annoncent décisifs pour l'évolution de ce mouvement qui secoue la scène politique indienne.