Nouvelle étape dans la mobilisation
Sonam Wangchuk, figure emblématique de la contestation sociale en Inde, a appelé samedi à ce qu'il qualifie de « second mouvement de libération » du pays. Hospitalisé de force par la police au vingt et unième jour de sa grève de la faim, il a exhorté ses partisans à participer massivement à la marche sur le Parlement organisée par le Cockroach Janta Party (CJP).
Depuis son lit d'hôpital, l'activiste poursuit son jeûne entamé le 28 juin pour exiger la démission du ministre de l'Éducation Dharmendra Pradhan, accusé par les étudiants de réformes défavorables. Son état de santé suscite l'inquiétude, d'autant que les autorités l'ont placé dans un établissement dont sa famille conteste la compétence.
Recours judiciaire de l'épouse
Dimanche 19 juillet, Gitanjali Angmo, l'épouse de Sonam Wangchuk, a annoncé avoir saisi la Haute Cour de Delhi pour une audience d'urgence. Elle demande l'autorisation de transférer son mari vers une clinique choisie par la famille, affirmant avoir « perdu confiance » dans l'hôpital actuel. Aucune décision n'avait encore été rendue au moment de ces informations.
Le CJP durcit le ton
Le fondateur du Cockroach Janta Party, Abhijeet Dipke, a également annoncé une grève de la faim illimitée à compter de samedi. Il réclame la démission du Premier ministre Narendra Modi et promet une « stricte non-violence » lors du défilé prévu le 20 juillet. Dipke a qualifié cette marche de « point de bascule » pour la démocratie indienne.
Contexte
La mobilisation a débuté fin juin, portée par des étudiants en colère contre le ministre de l'Éducation. Sonam Wangchuk s'est joint au mouvement en entamant un jeûne qui a rapidement attiré l'attention nationale. Le 18 juillet, au 21e jour, la police l'a conduit de force à l'hôpital, invoquant des raisons médicales. Depuis, il refuse toujours de s'alimenter.
Les prochains jours seront décisifs : entre la marche parlementaire, la grève de la faim des responsables et la procédure judiciaire, la pression monte sur le gouvernement. Aucun commentaire officiel n'a encore été émis par les autorités concernant les demandes des manifestants.