Un appel depuis l’hôpital

L’activiste Sonam Wangchuk, hospitalisé de force par les forces de l’ordre au vingt et unième jour de son jeûne de protestation, a lancé un appel à la mobilisation nationale. Depuis son lit d’hôpital, il a qualifié la marche annoncée pour le samedi 20 juillet par le Cockroach Janta Party (CJP) de « second mouvement pour l’indépendance » de l’Inde. Il a invité la population à se rassembler massivement devant le Parlement à cette occasion.

Wangchuk observait une grève de la faim depuis le 28 juin pour appuyer les revendications d’étudiants réclamant la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan. Le 18 juillet, la police l’a transféré dans un établissement de soins sur décision de justice, après trois semaines de diète.

Le CJP hausse le ton

Le fondateur du Cockroach Janta Party, Abhijeet Dipke, a annoncé samedi 18 juillet le début d’une grève de la faim illimitée, exigeant cette fois la démission du Premier ministre Narendra Modi. Dipke a également souligné que la marche du 20 juillet se déroulerait dans un cadre strictement non violent.

La famille de l’activiste saisit la justice

Gitanjali Angmo, l’épouse de Sonam Wangchuk, a déclaré dimanche 19 juillet avoir saisi la Haute Cour de Delhi pour une audience urgente. Elle demande l’autorisation de transférer son mari vers un hôpital de son choix, indiquant avoir perdu confiance dans l’établissement où il est actuellement traité.

Un mouvement qui prend de l’ampleur

L’initiative du CJP et l’appel de Wangchuk semblent élargir la contestation au‑delà des seules revendications étudiantes. Alors que l’activiste reste hospitalisé et sous surveillance médicale, sa famille et ses soutiens multiplient les démarches judiciaires et politiques. La marche du 20 juillet constituera un test de la capacité de mobilisation de ce nouveau « second mouvement pour l’indépendance ».