Hospitalisation forcée et poursuite de la grève

L'activiste indien Sonam Wangchuk, âgé de 52 ans, a été conduit de force à l'hôpital par les forces de l'ordre le 18 juillet, au vingt et unième jour de son jeûne de la faim. Malgré son hospitalisation, il a annoncé qu'il maintenait sa grève et qu'il continuait son action de protestation depuis son lit de malade. Son état de santé suscite l'inquiétude de ses proches et de ses partisans.

Un appel à la mobilisation nationale

Depuis l'hôpital, Wangchuk a exhorté la population à se joindre à la marche prévue le 20 juillet. Cette manifestation, organisée par le parti Cockroach Janta Party (CJP), doit converger vers le Parlement. L'activiste a qualifié cette action de « second mouvement de libération » de l'Inde, reprenant la rhétorique historique des luttes pour l'indépendance. Il a insisté sur le caractère non violent de la mobilisation.

La femme de l'activiste saisit la justice

Gitanjali Angmo, l'épouse de Sonam Wangchuk, a indiqué dimanche 19 juillet avoir saisi la Haute Cour de Delhi pour obtenir une audience urgente. Elle demande l'autorisation de transférer son mari vers un établissement de santé choisi par la famille, affirmant avoir perdu confiance dans l'hôpital où il est actuellement traité. La requête devrait être examinée rapidement.

Nouvelles actions de protestation

Le fondateur du CJP, Abhijeet Dipke, a annoncé samedi 18 juillet le début d'une grève de la faim illimitée. Dans un communiqué, il a appelé à la démission du Premier ministre Narendra Modi. Dipke a également réaffirmé que la marche du 20 juillet se déroulerait dans le strict respect de la non-violence.

Contexte et revendications

Sonam Wangchuk observait le jeûne depuis le 28 juin pour exprimer sa solidarité avec des étudiants qui réclament la démission du ministre de l'Éducation, Dharmendra Pradhan. Cette action s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation des politiques éducatives et de ce que les militants dénoncent comme une « dérive autoritaire » du gouvernement. La police justifie son intervention en invoquant la nécessité de préserver la santé de l'activiste, mais ses partisans y voient une tentative de bâillonner l'opposition.

Réactions et implications

Cette affaire cristallise les tensions entre la société civile et l'exécutif indien. Des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur préoccupation face au traitement réservé à Wangchuk, tandis que le gouvernement maintient que son hospitalisation relève d'une décision médicale. La décision de la Haute Cour de Delhi sur la demande de transfert pourrait constituer un test pour l'indépendance judiciaire dans ce dossier sensible.