Un cycle de représailles s'engage entre Israël et l'Iran
L'escalade au Proche-Orient a franchi un nouveau palier. Alors que Donald Trump avait exhorté Benjamin Netanyahu à ne pas répliquer à une attaque iranienne, l'armée israélienne a annoncé avoir frappé des cibles militaires dans l'ouest de l'Iran. Cette riposte survient quelques heures après que Téhéran eut lancé des missiles contre Israël, en représailles aux frappes israéliennes menées plus tôt dans la journée sur la banlieue sud de Beyrouth.
L'appel de Trump ignoré
Selon des informations concordantes, le président américain a eu un échange téléphonique avec le premier ministre israélien pour le dissuader de répondre militairement. « Je suis sur le point d'appeler Bibi maintenant pour lui dire de ne pas riposter », avait déclaré Donald Trump. Cet appel n'a pas suffi à infléchir la position de Jérusalem. L'aviation israélienne a confirmé avoir mené des frappes contre des installations militaires situées dans l'ouest de l'Iran. Aucun détail n'a été fourni dans l'immédiat sur l'ampleur des destructions ou d'éventuelles victimes.
Des raids qui font suite à une attaque iranienne
Les frappes israéliennes constituent une réponse directe à une attaque de missiles lancée par l'Iran plus tôt dans la journée. Cette attaque iranienne était elle-même présentée comme une riposte aux bombardements israéliens intensifs qui ont visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, au Liban. La séquence illustre un engrenage militaire rapide entre les deux puissances régionales.
La crainte d'un embrasement régional
Ce cycle de violences suscite de vives inquiétudes quant à un embrasement généralisé de la région. Les frappes israéliennes au Liban et la réponse iranienne, suivie de la contre-attaque israélienne, rapprochent dangereusement la perspective d'une guerre ouverte entre Israël et l'Iran. Les appels à la désescalade, y compris ceux de la Maison-Blanche, n'ont pas empêché les hostilités de s'intensifier.
Des positions américaine et israélienne divergentes
Cette escalade met en lumière les divergences entre Washington et Jérusalem sur la conduite à adopter face à l'Iran. Alors que l'administration Trump avait tenté de promouvoir une solution diplomatique, notamment en annonçant ces derniers jours un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah – jamais confirmé par les parties –, le gouvernement israélien a choisi la voie de la riposte militaire. La détermination de Benjamin Netanyahu à répondre aux attaques, y compris en défiant l'allié américain, complique les efforts de médiation.
Réactions internationales attendues
La communauté internationale suit avec gravité les développements. Les capitales européennes et les organisations régionales devraient multiplier les appels à la retenue. L'ONU pourrait être saisie d'urgence de la situation. Aucune réaction officielle de Téhéran n'avait été diffusée dans les minutes suivant l'annonce des frappes israéliennes.