Donald Trump a exprimé son désaccord avec les frappes aériennes menées par Israël sur Beyrouth, jugeant que cette opération militaire « n’aurait pas dû avoir lieu ». Le président américain a en même temps annoncé qu’un accord régional global, incluant l’Iran, était sur le point d’être conclu.
Une réprobation publique et des négociations en cours
Dans des déclarations rapportées ces dernières heures, le locataire de la Maison-Blanche a clairement signifié que les bombardements israéliens sur la capitale libanaise constituaient une escalade regrettable. Il a lié cette critique à l’avancée des pourparlers diplomatiques qu’il mène avec Téhéran, affirmant que les discussions étaient en « phase finale ». Selon lui, un accord régional permettrait de stabiliser la zone et d’éviter de nouveaux affrontements.
Ces propos interviennent alors que les relations entre Washington et Jérusalem sont marquées par des tensions croissantes. Donald Trump a multiplié les appels à la retenue depuis plusieurs semaines, enjoignant à Israël de cesser ses opérations militaires au Liban pour ne pas compromettre les négociations nucléaires avec l’Iran. Il avait déjà annoncé un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah début juin, sans que les belligérants ne confirment officiellement cet accord.
Un contexte d’escalade et de pressions diplomatiques
Les frappes israéliennes sur Beyrouth s’inscrivent dans un cycle de violences qui a débuté par une attaque de missiles iraniens contre Israël, à laquelle l’État hébreu a riposté en bombardant des cibles iraniennes. Malgré les appels répétés de l’administration américaine à la désescalade, Israël a poursuivi ses raids aériens, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et dans le Sud-Liban.
Donald Trump aurait également eu des échanges téléphoniques houleux avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, allant jusqu’à proférer des insultes et des menaces, selon des sources proches des discussions. Ces tensions illustrent la divergence de vues entre les deux alliés sur la stratégie à adopter face à l’Iran et au Hezbollah.
Un accord régional en vue ?
Le président américain a réaffirmé sa volonté de parvenir à un accord global avec l’Iran, qui inclurait non seulement le dossier nucléaire, mais aussi les questions de sécurité régionale. Il a évoqué la signature imminente d’un tel texte, sans en préciser les modalités. De son côté, Israël a ordonné l’évacuation de la ville de Tyr, au Liban, signe que les opérations militaires pourraient se poursuivre malgré les pressions diplomatiques.
La promesse d’un accord régional, si elle se concrétisait, marquerait un tournant dans les relations entre les États-Unis, l’Iran et Israël. Toutefois, les déclarations contradictoires et le maintien des hostilités sur le terrain laissent planer le doute sur la faisabilité d’une telle entente.