L'administration Trump a officiellement renoncé à son projet de fonds destiné à indemniser les poursuites judiciaires engagées contre ses partisans durant le mandat de l'administration précédente. Ce fonds, dont le montant avoisinait 1,8 milliard de dollars, avait été provisoirement suspendu par une décision de justice rendue vendredi dernier.

Cette mesure avait été critiquée par les parlementaires démocrates, qui y voyaient une « caisse noire » destinée en particulier aux personnes impliquées dans les événements du 6 janvier 2021. L'abandon officiel intervient donc après que la justice a bloqué le dispositif, fragilisant sa mise en œuvre et alimentant les controverses politiques.

Le fonds devait servir à couvrir les frais de défense et, le cas échéant, les dommages subis par les soutiens de l'ancien président qui faisaient l'objet de poursuites de la part du ministère de la Justice sous l'ère Biden. Sa création avait suscité un vif débat sur l'utilisation des deniers publics à des fins politiques et sur le respect de l'indépendance judiciaire.

La décision de renoncer a été officialisée ce mercredi par l'exécutif, sans qu'aucune déclaration publique n'ait été faite pour le moment par Donald Trump lui-même. Le gel temporaire ordonné par la magistrate fédérale, qui avait été saisi en référé, avait déjà empêché tout déblocage des fonds en attendant une audience au fond.

Les démocrates, qui avaient qualifié ce fonds d'instrument de vengeance politique, se sont félicités de cet abandon. Pour eux, il s'agit d'une reconnaissance implicite que le dispositif était illégitime et ne respectait pas l'État de droit. Ils espèrent désormais que l'attention pourra se tourner vers d'autres priorités, mais la polémique pourrait resurgir dans le débat public à l'approche des prochaines échéances électorales.

Ce revirement met fin à plusieurs semaines de tensions autour d'un projet qui illustrait la volonté de l'administration Trump de protéger ses alliés contre ce qu'elle considère comme une instrumentalisation de la justice. Cependant, l'opposition dénonce une tentative de contournement des procédures judiciaires ordinaires. L'affaire pourrait rebondir si de nouvelles initiatives similaires venaient à être proposées.