Un nouvel épisode climatique El Niño pourrait survenir dès cet été, avec une probabilité estimée à 80 % pour la période de juin à août 2026, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM). L'institution onusienne a également indiqué que la probabilité que l'événement se prolonge au moins jusqu'au mois de novembre atteint 90 %. Cette alerte, rendue publique le 2 juin, suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale, d'autant que les scientifiques redoutent un épisode d'une intensité particulière.

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a réagi en appelant le monde à considérer cet avertissement comme « l'alerte climatique urgente qu'il représente ». Il a exhorté à « mettre fin à notre dépendance aux énergies fossiles, accélérer la transition vers les énergies renouvelables, protéger les plus vulnérables et mettre en place des systèmes d'alerte précoce pour tous ». Selon lui, la seule réponse efficace face à un tel phénomène est une action climatique à la hauteur de la crise.

El Niño est un phénomène climatique naturel récurrent, résultant de perturbations atmosphériques et océaniques dans le Pacifique. Il se manifeste en moyenne tous les deux à sept ans. Les épisodes précédents notables remontent à 2015-2016, puis à 2023-2024. Sa survenue entraîne une hausse ponctuelle de la température globale et aggrave les effets déjà dramatiques du changement climatique d'origine humaine.

Conséquences régionales attendues

Les impacts d'El Niño varient selon les régions du globe. En Asie du Sud-Est, le phénomène est généralement associé à de fortes sécheresses, des incendies et des pertes de récoltes. En Amérique du Sud, il provoque souvent de fortes pluies et d'autres événements météorologiques extrêmes. L'Europe n'est a priori pas directement concernée par ses conséquences.

Incertitude sur la force de l'épisode

La principale inconnue, pour l'été à venir, demeure l'intensité de ce nouvel épisode El Niño. Les spécialistes redoutent qu'il ne soit particulièrement puissant. Quoi qu'il en soit, ils craignent des effets d'autant plus dévastateurs que ceux-ci se combineront avec le réchauffement climatique global, lequel ne cesse de s'aggraver. L'OMM et les experts insistent sur la nécessité d'anticiper ces risques pour en limiter l'impact sur les populations et les écosystèmes.