Le candidat démocrate au Sénat dans le Maine, Graham Platner, a opposé un démenti catégorique aux accusations de violences physiques formulées par une ancienne compagne, et a annoncé qu’il ne quitterait pas la course malgré la controverse.
Dans une intervention télévisée d’une vingtaine de minutes, M. Platner a reconnu « ne pas avoir eu exactement le meilleur comportement » après son retour du service militaire, évoquant une période d’automédication par l’alcool. Il a toutefois répété que les allégations selon lesquelles il aurait eu un comportement violent envers une petite amie étaient « tout simplement fausses ».
Ces déclarations surviennent après qu’un article a rapporté le témoignage de Lyndsey Fifield, une conservatrice de 40 ans résidant en Virginie, qui a fréquenté M. Platner entre 2013 et 2015. Elle a affirmé que le candidat lui attrapait régulièrement les épaules, lui avait tordu un bras dans le dos, l’avait poussée dans une chambre et avait maintenu la porte fermée de l’extérieur en lui ordonnant de rester jusqu’à ce qu’elle se calme. Mme Fifield a précisé qu’il ne l’avait jamais frappée ni frappée à coups de poing.
Interrogé sur ce récit, M. Platner a maintenu sa version des faits et souligné qu’il n’avait « pas une seule fois » envisagé de se retirer de la campagne. La primaire démocrate du Maine se déroule dans cinq jours, et cet État est considéré comme crucial pour les espoirs du Parti démocrate de reprendre le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat.
Le candidat a par ailleurs indiqué qu’il « assumait absolument » la responsabilité de certains aspects de son histoire personnelle, mais il a réitéré son refus d’abandonner la course. La controverse intervient alors que les démocrates étaient déjà divisés sur sa candidature après d’autres révélations antérieures concernant des messages intimes.