"Je vais rester dans cette course", a déclaré Graham Platner sur une chaîne de télévision, alors que de nouvelles révélations jettent une lumière crue sur son passé. Le candidat démocrate à l’élection sénatoriale dans le Maine a reconnu n'avoir "pas exactement agi de la meilleure façon" après son service militaire, mais a formellement démenti avoir commis des violences physiques à l’encontre d’une ancienne petite amie. Il a également assuré n’avoir pris conscience que récemment que le tatouage arboré sur sa poitrine, qu’il a depuis fait recouvrir, présentait une ressemblance avec des symboles nazis.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs femmes ayant eu une relation avec le candidat ont livré des témoignages troublants. L’une d’elles a relaté des épisodes au cours desquels il l’aurait attrapée ou tirée par le bras, et a affirmé qu’à l’époque de leur relation, Platner savait que le motif tatoué sur lui était un symbole nazi. D’autres ex-compagnes, interrogées, ont cependant indiqué s’être senties en sécurité avec lui.
Ces accusations s’ajoutent à une série de controverses qui ont émaillé la campagne du candidat : la question récurrente du tatouage, l’envoi de messages à caractère sexuel à des femmes en dehors de son mariage, ainsi que des commentaires jugés offensants publiés en ligne. Autant d’éléments qui alimentent les inquiétudes croissantes au sein du Parti démocrate quant aux vulnérabilités que présente le candidat en vue de l’élection générale.
Une inquiétude grandissante chez les démocrates
La perspective que Graham Platner devienne le candidat du parti dans une course jugée cruciale pour la conquête du Sénat suscite un malaise palpable parmi les élus et les stratèges. La sénatrice du New Hampshire, Maggie Hassan, a qualifié les nouvelles révélations de "sérieuses et méritant un examen approfondi". D’autres voix se font plus discrètes, certains élus préférant esquiver les questions ou tenter de minimiser les craintes.
L’enjeu est de taille : Platner est donné favori pour remporter la primaire démocrate du 2 juin, face notamment à une sénatrice républicaine sortante dans un État que les démocrates estiment devoir impérativement gagner pour espérer conserver ou accroître leur majorité. La perspective de devoir faire campagne avec un candidat exposé à de nouvelles révélations potentiellement dommageables plonge l’état-major démocrate dans une profonde incertitude.